Les biscuits adorés de tous les Français ont disparu des rayons dans les magasins…

Les consommateurs ont remarqué une pénurie de certains gâteaux très appréciés dans les magasins. Et ce n'est que le début.

Source : IStock

Quand les pénuries s’arrêteront-elles ? Il ne se passe pas une semaine sans que nous apprenions qu’un nouvel aliment va disparaître des rayons de nos magasins préférés. Cette fois-ci, ça touche des gâteaux très appréciés, comme les Granolas et les Oréos. De quoi mettre des milliers de Français en colère quand ils font leurs courses. Bientôt, les rayons vides seront plus nombreux que les rayons pleins.

Pourquoi cette nouvelle pénurie dans les magasins ?

La situation en Europe de l’Est et le réchauffement climatique n’ont rien à voir avec cette pénurie. Ce sont d’autres raisons qui sont à l’origine des rayons vides. Si vos magasins manquent de gâteau, c’est, pour commencer, du fait de l’arrêt de certaines lignes de production. C’est le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers qui nous l’explique après avoir interrogé le fabricant, Mondelez, société mère de Lu : « Une usine a été arrêtée en Belgique pour un grand nettoyage« .

Ce n’est pas tout. Un des fournisseurs du géant américain, Barry-Callebout (cacao) a de son côté alerté sur la possible présence de salmonelle. Par conséquent, l’usine de Cestas en Gironde a également été mise à l’arrêt à la suite d’un audit. Cela explique la pénurie des petits gâteaux comme les Pépito, Oréo, Granola, Pim’s, Petits écoliers ou encore Mikado. Il vaut mieux une pénurie passagère qu’un scandale sanitaire comme celui qu’a connu Ferrero en début d’année. Aucun rappel de produit ne devrait être fait, et aucune date d’un retour à la normale n’a été évoquée. Cela devrait prendre encore quelques semaines.

« Il est évident qu’il va y avoir de la pénurie ou des ruptures au moins jusqu’à la fin de l’année, » analyse Olivier Dauvers.

Les aliments qui désertent les magasins 

Le blé se retrouve évidemment en tête de liste des futures pénuries. Le pays qui a pour capitale Kiev, et qui est au cœur d’une situation géopolitique très tendue, est considérée comme le grenier à blé de l’Europe. Actuellement, ce sont des millions de tonnes de grains qui sont bloqués dans les ports d’Odessa et sa région. De plus, les fortes chaleurs des derniers jours n’aident pas la production. Résultat : les produits à base de blé mais aussi les galettes de sarrasin vont, petit à petit, disparaître des rayons. En effet, les importations de farine de sarrasin proviennent pour un tiers de Kiev. Cela montre à quel point les pays dépendent les uns des autres.

Les pois chiches risquent, eux aussi, d’être moins présents dans les rayons dans les semaines et mois à venir. À cause du réchauffement climatique et du contexte géopolitique en Europe de l’Est, l’offre mondiale devrait chuter de 20% cette année. La ville de Nice est très inquiète concernant cette pénurie. Et pour cause, la socca, une galette de farine de pois chiche typique de la ville, s’en trouve menacée.

Des fêtes de fin d’année sans foie gras ?

Les fêtes de fin d’année se feront-elles sans foie gras ? C’est fort probable. À cinq mois de Noël, tout indique que le foie gras va manquer, et qu’il faudra dès lors s’en passer. Mais pourquoi ? D’abord à cause de l’épizootie de grippe aviaire qui a touché les élevages de canards. Cela ne vous a sans doute pas échappé, surtout si vous avez voulu commander du canard dans un restaurant. Une véritable pénurie du fait de la grippe aviaire a lieu. La production de foie gras, en 2022, s’en retrouve réduite de moitié.

« Les conséquences sont d’une gravité particulière avec 16 millions de volailles abattues dans le pays, dont 11 millions dans le Grand Ouest. L’an dernier, 3,5 millions de volailles avaient été tuées », nous apprend Ouest-France.

Si le foie gras risque fort d’être absent, vous ne pourrez pas vous consoler avec du champagne. C’est à cause de la forte demande étrangère qu’on risque de se retrouver avec des rayons désespérément vides. Malheureusement, pour déguster du champagne, il faudra sans doute y mettre le prix fort. Mais pour ceux qui ne peuvent pas se le permettre, alors les fêtes de fin d’année se feront sans ce vin effervescent français. Et avec, on le rappelle, une inflation qui s’annonce historiquement haute. Pas la meilleure manière de conclure l’année, donc.