Allocation de rentrée scolaire : découvrez tout ce qui change en 2022

Chaque année, des millions de parents attendent avec impatience le versement de l'allocation de rentrée scolaire.

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La rentrée scolaire est généralement synonyme de dépenses importantes pour les parents. En effet, les écoles, collèges et lycées demandent des fournitures qui coûtent cher, surtout en période d’inflation comme celle que nous vivons actuellement. C’est pourquoi l’État propose une aide, l’allocation de rentrée scolaire. Elle est versée aux familles françaises qui respectent les conditions. Cette aide, versée dès le mois d’août, leur permet de gérer les frais liés à la scolarité sans se retrouver forcément à découvert.

Qu’est-ce que l’allocation de rentrée scolaire ?

L’ARS ou Allocation de Rentrée Scolaire est une indemnisation versée par la Caisse d’Allocations Familiales. Son versement dépend de certaines conditions, notamment concernant les ressources. Elle est versée aux parents d’enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans. Cette aide exclut les enfants en maternelle ou ceux qui sont instruits à domicile et concerne uniquement les écoliers du primaire, les collégiens, les lycéens, les jeunes étudiants et les apprentis (si leurs revenus ne dépassent par un plafond donné). Les enfants inscrits au CNED sont également concernés.

Afin de toucher l’allocation, les élèves doivent être inscrits dans un établissement d’enseignement public, un établissement privé reconnu par l’État ou une école privée hors contrat. Pour les enfants de 6 à 10 ans, l’allocation est de 376.98 euros. Pour les enfants de 11 à 14 ans, elle est de 397.78 euros. Enfin, pour les adolescents et jeunes adultes de 15 à 18 ans, elle s’élève à 411.56 euros.

Elle est versée à partir du 16 août en France afin de permettre aux parents de faire les achats pour la rentrée scolaire, qui a lieu quelques jours plus tard.

La différence entre l’allocation de rentrée scolaire et la prime exceptionnelle

Le 15 septembre sera versé une toute nouvelle prime exceptionnelle pour les Français, afin de les aider à lutter contre l’inflation grandissante qui fait augmenter les prix depuis le mois de janvier. Il s’agit d’une prime exceptionnelle de rentrée. Mais Bruno Le Maire a tenu, au micro de RTL, à mettre les choses au clair. Il ne veut pas que soient confondues l’allocation de rentrée scolaire et la prime exceptionnelle de rentrée. 

Selon lui, cette prime servira à « financer les courses alimentaires« , contrairement à l’allocation de rentrée qui est elle prévue pour les courses scolaires. Mais ce sont bien les parents qui perçoivent cette aide qui aura le dernier mot. Si les frais de scolarité sont trop élevés, ils pourront utiliser cette prime. 

À l’origine, le Sénat voulait que cette prime soit versée à tous les travailleurs modestes. Finalement, ce sont tous les bénéficiaires de la prime d’activité, ainsi que toutes les personnes qui sont concernées par les minimas sociaux qui la toucheront. Cette décision est la conséquence du compromis trouvé entre les députés et les sénateurs le 3 août dernier en commission mixte paritaire. Bruno Le Maire se félicite qu’une telle décision ait été prise. « Il était injuste de priver des millions de Français« .

Quand des villes paient les fournitures scolaires aux enfants

Puisque le coût de la vie ne cesse d’augmenter, la décision a été prise dans les villes de Lille, de Roubaix, d’Arras et de Lisses. Ces villes s’engagent auprès des écoliers, pour permettre à chacun d’avoir du matériel de qualité. Pour ne pas laisser l’inflation agir négativement sur l’éducation, tout simplement. Par conséquent, les écoles publiques de ces villes ont reçu du matériel scolaire à distribuer aux enfants. Ainsi, que reste-t-il à fournir pour les familles ? Le maire de la ville de Roubaix l’annonce :

« Le cartable, une trousse vide et les affaires de sport. Une bonne nouvelle pour tous les écoliers et le budget des familles ! ».

C’est la deuxième fois que ce dispositif est mis en place à Lille. De quoi soulager de nombreux parents, préoccupés par l’augmentation des prix. Le budget de cette action est établi à 600 000 euros pour Little, 100 000 euros pour la commune de Lomme, 70 000 euros pour Hellemmes. Quant à Roubaix, cela correspondent à 500 000 euros qui ont été investis. Une initiative qui pourrait, on l’espère, donner des idées à d’autres maires en France. Car l’inflation touche tout le monde, et ne fait pas de différence.