Alzheimer : ces boissons augmentent considérablement les risques de la maladie !

Les boissons alcoolisées ont le potentiel de causer des dommages au cerveau. Une consommation modérée peut favoriser l’Alzheimer.

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Une étude des chercheurs des universités de Cambridge et d’Oxford, a dévoilé la relation entre la consommation régulière d’alcool et l’Alzheimer. Un verre d’alcool par jour suffit pour mettre en place une accumulation excessive de fer dans le cerveau. Voilà le terrain propice à la dégénérescence du cerveau. L’apparition des maladies comme l’Alzheimer et la maladie de Parkinson peut directement en découler.

Des dommages importants au cerveau

Plusieurs personnes atteintes de démence ont, un jour, été alcooliques. Les formes précoces et non-précoces sont possibles. L’étude statistique menée par les chercheurs sur des sujets qui consommaient beaucoup d’alcool a constitué une piste intéressante.

Des chercheurs de l’Inserm affirment que l’alcool constituerait un facteur de démence plus important que l’hypertension artérielle et le tabagisme.

Le docteur Michaël Schwarzinger a déclaré :

« Le lien entre la démence et l’alcool nécessite des recherches supplémentaires, mais résulte probablement du fait que l’alcool cause des dommages permanents au cerveau. »

Plus de 20 000 cas étudiés

Les chercheurs ont trouvé 20 729 personnes, étant pour la plupart quinquagénaires, pour participer à leur expérience. Les participants devaient en amont être inscrits à la base de données médicales d’UK Biobank pour faciliter les suivis.

On leur demande ensuite de parler de leur consommation en alcool. Après leur déclaration, ces derniers passent une IRM de leur cerveau. L’expérience se termine par une série de tests afin d’évaluer les fonctions motrices et cognitives des participants.

Des résultats choquants

L’étude a mis en évidence le niveau élevé de fer dans les structures du système cérébral chez certains grands consommateurs de boissons alcoolisées. Une consommation qui dépasse le seuil de 7 unités par semaine semble en être une cause directe. Donc, une personne qui boit un verre par jour est déjà à risque.

« Or, un fer cérébral plus élevé est lié à de moins bonnes performances cognitives. Ce qui pourrait sous-tendre qu’il existe un risque de déclin cognitif en lien avec l’alcool, » souligne un spécialiste.

Les parties endommagées à cause de la forte présence de fer sont un problème majeur. Ces dernières interviennent, en effet, dans le mécanisme de contrôle de la gestion émotionnelle, de la cognition et des mouvements moteurs. Le déclin de la cognition perturbe aussi le système de mémorisation et constitue donc un précurseur de l’Alzheimer.

Cette probabilité d’une relation entre l’alcool et l’Alzheimer est montrée par une première hypothèse. Selon les spécialistes, l’éthanol aurait « un effet neurotoxique direct, menant à des lésions cérébrales permanentes à la fois structurelles et fonctionnelles. »

Ces lésions endommagent la mémoire et peuvent facilement aller jusqu’à l’Alzheimer. Le professeur adjoint aux instituts Feinstein Medical Xpress, Max Brenner avait même dit :

« Il a été rapporté que la consommation d’alcool est en corrélation avec l’atrophie corticale de type Alzheimer chez les personnes à haut risque de développer la maladie ainsi que chez un jeune âge d’apparition. De plus, l’exposition chronique à l’alcool a provoqué une phosphorylation neurale tau dans l’hippocampe et des troubles de la mémoire chez les souris prédisposées à la maladie d’Alzheimer. »

Éviter l’Alzheimer en faisant une pause d’au moins deux jours sans alcool

Les études se poursuivent encore. Par contre, les chercheurs se sont déjà mis d’accord sur un fait. Abaisser sa consommation en alcool peut au moins diminuer le risque de dégénérescence cognitive. L’enjeu est de taille. Les Nations unies auraient estimé que le nombre de personnes atteintes d’Alzheimer dû à la consommation excessive d’alcool pourrait avoisiner les 152 millions en 2050.

Santé publique France a même mis au point trois règles que tout le monde devrait respecter pour maintenir sa santé mentale. Il s’agit de :

  • Se limiter à une consommation de deux verres d’alcool par jour.
  • Ne pas dépasser 10 verres d’alcool par semaine.
  • Ne pas du tout boire d’accord durant certains jours de la semaine.

Plusieurs organismes de santé ont aussi affirmé que la tolérance en alcool n’est plus si infaillible après 65 ans. Les individus compris dans cette catégorie d’âge doivent donc faire plus attention. Ces personnes ne devront jamais dépasser les 7 unités par semaine et d’arrêter de boire au moins deux jours sur les sept jours de la semaine. Mais surtout, pour protéger leur cerveau, elles seront obligées de ne jamais dépasser deux verres d’alcool par jour.