Quelle différence entre allocation de rentrée scolaire et prime exceptionnelle ? On vous explique tout

Alors que l'allocation de rentrée scolaire est une aide bien connue, la prime exceptionnelle a été créée pour lutter contre l'inflation.

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On peine à s’y retrouver. Afin d’aider les Français pendant cette période d’inflation historique, le gouvernement a décidé de mettre en place un certain nombre d’aides. Outre le fait que les aides sociales, comme l’allocation de rentrée scolaire, sont revalorisées à hauteur de 4%, la création d’une prime exceptionnelle de rentrée a été validée par le Sénat. Cette année donc, il y aura bien deux aides pour certains Français, ceux qui en ont le plus besoin.

La prime exceptionnelle sera versée courant septembre

C’est Bruno Le Maire lui-même qui l’a annoncé au micro de RTL. Le ministre de l’Économie, avare en détail, a indiqué qu’elle serait versée « courant septembre« . Il tient à la différence de l’Allocation de rentrée scolaire en indiquant que cette prime sert à « financer les courses alimentaires », et non les frais liés à la scolarité des enfants. Mais après tout, chaque personne décidera comment utiliser au mieux cet argent.

À l’origine, le Sénat voulait que cette prime soit versée à tous les travailleurs modestes. Finalement, ce sont tous les bénéficiaires de la prime d’activité, ainsi que toutes les personnes qui sont concernées par les minimas sociaux qui la toucheront. Cette décision est la conséquence du compromis trouvé entre les députés et les sénateurs le 3 août dernier en commission mixte paritaire. Bruno Le Maire se félicite qu’une telle décision ait été prise. « Il était injuste de priver des millions de Français ».

L’enveloppe totale de la prime est de 1.1 milliard d’euros. Chaque personne concernée touchera 100 euros tout ronds. Ses fonds ont logiquement été débloqués pour aider les Français en cette période où l’inflation est historiquement en hausse.

Du côté de l’allocation de rentrée scolaire, les versements ont déjà commencé. En effet, le 16 août, plus de trois millions de familles ont bénéficié d’un premier versement. Un premier versement qui a été augmenté de 4%, suite à la validation du Sénat des propositions de loi sur le pouvoir d’achat.

 

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Les autres aides prévues par l’État 

Le 4 août, Bruno Le Maire s’est félicité pour la décision validée par le Sénat. Les sénateurs, la veille, ont adopté en première lecture le second volet des mesures en soutien au pouvoir d’achat. Dès lors, ces mesures qui vont pouvoir se mettre en place. Les débats ont été animés, longs. Finalement, la revalorisation de 4 % des prestations sociales, des minimas sociaux et des retraites va bien voir le jour. Cependant, pour la dernière, les délais sont trop courts pour permettre cette augmentation dès le 9 août, comme initialement prévu. En septembre, les retraités toucheront l’augmentation pour le mois de juillet et pour le mois d’août. Le RSA, de son côté, passe de 575 euros à 598 euros.

Les logements n’ont pas été oubliés. En effet, les APL augmentent de 3.5 %. L’augmentation des loyers a été plafonnée à 3.5 % pendant un an, à partir du 15 octobre prochain. Ces mesures ne font pas l’unanimité et ont été massivement critiquées sur les réseaux sociaux. En effet, les internautes reprochent à l’État de jouer avec les chiffres alors que le gouvernement est responsable de la baisse des APL par le passé.

 

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Une inflation qui fait mal aux Français

Une récente étude montre que les Français ont besoin, en moyenne, de 490 euros supplémentaires par mois pour finir convenablement chaque mois. L’augmentation de ces aides est indispensable, même si en deçà de l’augmentation de l’inflation, pour aider ceux qui sont dans des situations précaires. En effet, d’un mois à l’autre, les prix continuent ainsi d’augmenter pour atteindre des tarifs historiques. C’est la simple conséquence de deux ans de crise sanitaire, et de la situation actuelle en Ukraine. La Russie est coupée du monde par la quasi-totalité des pays du globe. Par conséquent, les répercussions ne se sont pas faites attendre.

Enfin, un dernier effort du gouvernement devrait donc être fait, dans les semaines à venir, ainsi avec la suppression d’une autre taxe. En effet, la taxe audiovisuelle devrait vraisemblablement disparaître pour cette année. Elle est habituellement payée au même moment que la taxe d’habitation. Et comme cette dernière ne concerne plus la majorité des Français (et sera définitivement terminée en 2023), il semble logique pour le Président d’en finir avec ce qu’on appelait auparavant la redevance audiovisuelle.