Suicide de Nino Ferrer : retour sur la mort tragique du chanteur qui a choqué la France entière

Il y a de nombreuses années, la terrible mort de Nino Ferrer avait bouleversé la France. Retour sur son suicide, marqué dans les esprits.

Source : Getty Images

Le 13 août 1998, le suicide de Nino Ferrer avait secoué la France entière. A la plus grande surprise de tous, il avait décidé de mettre fin à ses jours près de chez lui. Un drame qui reste encore marqué dans les esprits.

Le chanteur n’a jamais accepté la mort de sa maman

Il y a plusieurs années, Nino Ferrer a réussi à marquer les Français avec ses incroyables tubes comme « Le Sud » ou encore « Mirza ». Mais son suicide a aussi bouleversé l’Hexagone.

C’est en 1998 que Nino Ferret a décidé de mettre fin à ses jours. Dans un champ près de sa maison, au lieu-dit Lapaillade, il a tiré un coup de fusil dans son thorax. Cela faisait un moment déjà qu’il avait des idées noires.

Pour rappel, il n’a jamais réussi à se remettre du décès de sa maman, Monette. Cette dernière est décédée deux mois avant lui. Le chanteur s’est toujours senti responsable de sa mort.

L’épouse de Nino Ferrer, Kinou Ferrer, avait aussi expliqué que Monette vivait avec son fils depuis la mort de son mari en 1981. Victime d’AVC et d’arrêts cardiaques, elle était en très mauvaise santé.

C’est à 86 ans qu’elle a perdu la vie. Elle a fait une chute mortelle alors que Nino Ferrer lui faisait visiter ses aménagements dans sa propriété. Un tragique évènement qui a totalement perturbé l’artiste.

 

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Nino Ferrer dépressif depuis le décès de Monette

Très inquiète pour son mari, Kinou Ferrer avait alors demandé à un médecin de venir l’ausculter. Plongé dans une grave dépression depuis le décès de sa mère, l’auteur de « Gaston, y a l’téléfon qui son », ne sortait plus de chez lui.

Deux jours avant sa mort, le médecin a alors prescris des anxiolytiques à Nino Ferrer pour soigner sa dépression. Euphorique à cause des médicaments, ce dernier avait demandé à ses proches de l’appeler « Don Nino Ferrer » lors d’une fête organisée pour l’anniversaire de sa femme.

Mais ce n’est pas tout. Il avait aussi plongé sans vêtements dans la piscine de leur maison. Une chose qu’il n’avait jamais faite auparavant. Le jour de sa mort, il a trouvé un stratagème pour éloigner sa femme de lui.

Il a donc demandé à cette dernière d’aller disperser les cendres de Monette dans le jardin de La Taillade. Une fois que Kinou Ferrer s’est exécutée, il a enfilé une veste, un chapeau. Et a emporté son fusil de chasse avec lui.

Tout au long du chemin, il a déposé des lettres d’adieux pour ses proches. Une fois loin de sa maison, il a commis ce geste qui lui a ôté la vie. Sa femme, quant à elle, est décédée à 74 ans le 17 mars 2022.

 

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« La vie est belle »

Dans une interview accordée à Paris Match, Nino Ferrer avait aussi fait des confidences sur la mort. Nos confrères lui avaient demandé s’il croyait à la réincarnation.

Il avait alors répondu : « Je suis agnostique. Je n’arrive pas à avoir de conviction. Pourtant, j’ai été élevé dans une famille catholique pratiquante. Une famille de gens vraiment bien contre lesquels je n’éprouvais pas le besoin de me révolter« .

Nino Ferrer avait aussi avoué : « A vrai dire, je ne sais pas quoi penser. Le temps et les matériaux à disposition ont fait que toutes les combinaisons chimiques possibles se sont produites une infinité de fois ».

« Et que certaines conditions ont provoqué l’apparition de la vie. Cette explication me paraît logique. Mais quand on essaie de regarder plus loin, on se demande pourquoi. Et comment c’est possible ».

« Comment le hasard a-t-il pu réaliser pareille chose ? Ne serions-nous pas plutôt des personnages dans un jeu vidéo programmé par quelqu’un ? Mais je trouve que le fait de vivre est merveilleux en soi ».

Nino Ferrer avait alors conclu : « Quelle que soit la réponse, la vie est belle. Bon, s’il y a quelque chose après, c’est génial. Vivement que ça arrive. Parce que ce doit être fantastique ! Et s’il n’y a rien, eh bien, tant pis ! Pour l’honneur, pour l’honneur de la vie ».