Pénurie : ces 8 aliments qui pourraient disparaitre à cause de la sécheresse !

Cette année, les fortes chaleurs ont provoqué une sécheresse inédite qui n'est pas sans conséquence sur nos habitudes alimentaires.

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Difficile de nier aujourd’hui le réchauffement climatique. Ce dernier se fait sentir cette année avec notamment trois canicules qui se sont succédé en France, entre la mi-juin et la mi-août. Les records de chaleur ont été battus un peu partout en France et l’eau manque. Résultat, les incendies ont brûlé des milliers d’hectares alors qu’il est demandé aux Français d’économiser l’eau. Aujourd’hui, nous vous parlons des conséquences que la sécheresse a dans l’assiette des Français.

Les plaisirs coupables que sont les frites et le chocolat bientôt disparus ?

C’est une terrible nouvelle que nous vous annonçons et nous en sommes conscients. À cause de la situation en Ukraine, la frite était déjà menacée du fait de la pénurie d’huile de tournesol. Vient s’ajouter aujourd’hui la sécheresse. Cette dernière affecte énormément la culture de pommes de terre. Le Président de l’Union nationale des producteurs de pomme de terre (UNPT), Geoffroy d’Evry, a fait savoir toute son inquiétude à Midi Libre. Les « chocs de température (…) importants, et de manière répétée, soulèvent une inquiétude légitime quant au volume de production, en qualité comme en quantité« .

Quant au chocolat, la National oceanic and atmospheric administration, une agence américaine qui est dédiée à la protection des ressources naturelles, il n’y aura plus de chocolat dans 30 ans. À cause de quoi ? De la hausse des températures, tout simplement. En effet, les cacaoyers se développent dans les forêts tropicales. Ils ont besoin d’une forte humidité pour cela. Mais si les températures augmentent, alors ces arbres risquent de manquer d’eau. Cela provoquerait la fin du chocolat.

Les amoureux du sucre ne pourront même pas se réconforter avec le sucre puisque la betterave sucrière ne pousse plus dès que les températures dépassent les 35 degrés. En outre, elle est très gourmande en eau. 

 

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La sécheresse pousse les agriculteurs à changer les récoltes

Les agriculteurs réfléchissent à l’idée de planter plus tôt dans l’année, afin que les récoltes ne souffrent ni des grosses chaleurs, ni de la sécheresse provoquée par ces dernières. On remarque que, naturellement, la floraison est plus précoce chaque année. Alors que les cerisiers étaient en fleur en avril pour nous offrir des cerises en mai, il n’est pas rare de voir les premières fleurs… dès le mois de février. Cela a un impact sur la culture des fruits, qui sont plus petits et plus sucrés ces dernières années. 

Mais le nouveau calendrier a des conséquences. “L’équilibre acide, arôme, sucre est déséquilibré par la hausse des températures, le vin est plus confituré et plus chargé en alcool », nous explique Jean-Marc Touzard, spécialiste des innovations pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.

Sécheresse : sera-t-il bientôt impossible de faire un gâteau aux pommes ?

Sans lait et sans pomme, vous risquez d’avoir du mal. En effet, ces deux aliments risquent de manger à l’avenir. Les agriculteurs alertent sur la future pénurie de lait à venir. En effet, ils ne peuvent pas nourrir leur vache sans puiser dans les réserves. Pourquoi ? A cause de la sécheresse, les vaches n’ont pas d’herbes vertes à manger. Or, les réserves coûtent cher et n’auraient pas dû être utilisées avant l’hiver. Cela va jouer un rôle dans le prix du lait et dans sa production.

Quant aux pommes, elles sont victimes du gel tardif, qui est une conséquence du réchauffement climatique. Les arbres commencent à fleurir du fait des températures agréables, tôt dans la saison, mais le gel tardif empêche finalement la formation des pommes. En outre, avec la hausse des températures, on craint la prolifération d’insectes parasites qui, aidés par les températures clémentes, se développent plus vite. 

Dans les années à venir, il est fort probable que nous soyons obligés de changer certaines de nos habitudes alimentaires. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. On ne pourra pas dire que les spécialistes n’ont pas essayé d’alerter, depuis des années. Mais comme souvent, c’est uniquement quand il est trop tard qu’on souhaite agir. Emmanuel Macron le disait lors de son premier mandat, il n’y a pas de planète B. Alors pourquoi le ministère de l’Écologie est passé de la cinquième à la dixième place au rang protocolaire ?