Retraite : comment bien préparer son départ ? On vous explique tout !

Tous les départs à la retraite ne se valent pas. En effet, certaines sont avantageuses pour vous et d’autres le sont beaucoup moins. On vous dit tout!

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La cessation d’activité s’accompagne parfois, voire même souvent, de petits bonus monétaires, qui permettent d’arrondir les angles. Mais cela dépend fortement de la manière dont la retraite a été décidée. On en dit davantage. 

La retraite : un choix important

C’est peut-être le passage le plus important de toute une carrière. Elle en constitue, en tout cas, la conclusion. Et justement, la retraite représente un moment essentiel dans la vie de chaque travailleur. À partir du jour décisif, qui doit se décider au début de l’année, toute la vie bascule. La transition, comme Panet l’a déjà raconté plus d’une fois, peut être difficile. Sur le plan émotionnel, tout d’abord, mais pas seulement… Et ce, dans la mesure où la question se pose également sur le plan financier ! 

La cessation d’activité s’accompagne parfois – voire même souvent, de petits bonus financiers, qui permettent d’aider. Du moins au début ! Mais malheureusement pas dans tous les cas… En effet, tous les départs à la retraite ne se valent pas. Vous pouvez trouver plus d’informations à ce sujet ci-dessous.

Retraite : le détail à retenir

Lorsqu’elle fait l’objet d’une organisation judicieuse, la retraite peut en effet déboucher sur des avantages financiers importants. Hélas, ces indemnités peuvent faire l’objet d’un impôt sur le revenu et de cotisations de sécurité sociale.

Afin de payer moins lourd sur la somme que vous vous apprêtez à toucher, gardez à l’esprit que l’allocation de retraite se comporte un peu comme un salaire. Concrètement, comme le rappelle l’UFC-Que Choisir sur son site, cela permet d’appliquer la déduction fiscale forfaitaire de 10 % aux dépenses professionnelles engagées l’année du départ à la retraite. 

Les différents départs pour des rendus différents

Départ volontaire ou involontaire avant l’obtention du taux plein 

Partir à la retraite avant de bénéficier du taux plein de la retraite, qui devient automatique à partir de 67 ans, ne constitue jamais une très bonne idée. Et ce, surtout financièrement parlant. Au contraire ! Il constitue l’assurance d’un manque à gagner puisque, comme Planet l’a rappelé, chaque trimestre non cotisé coûte 1,25 % de la retraite totale à laquelle on peut prétendre. Si le taux plein automatique a été atteint, autrement dit si l’assuré a attendu l’âge de 67 ans, il n’aura fondamentalement droit qu’à 50 % du taux plein, avant le malus. Ce dernier fait l’objet d’un plafonnement à 37,5 % de la pension après 20 trimestres manquants.

La retraite après une période de chômage

De nombreux préretraités ne réussissent pas à mener à bien leur carrière. La raison reste très simple. Un licenciement au pire moment ou une résiliation conventionnelle. Cette situation, qui implique le chômage avant la retraite, ne se révèle jamais agréable. Toutefois, elle permet de continuer à accumuler des trimestres dans le régime de base, souligne Pleine-Vie sur son site Internet. Cela vaut également pour le régime Agirc-Arrco. Cette situation rend préférable le départ à la retraite avant d’avoir atteint le taux plein. Il faut toutefois faire attention ! L’indemnité versée par Pôle emploi ne rentre pas en ligne de compte dans le calcul du montant de la pension. 

Profiter d’un dispositif de départ volontaire

Connaissez-vous le Plan de départ volontaire (PDV) ? Ce dispositif intervient dans le cadre d’une convention collective lorsqu’il ne fait pas directement partie d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Il permet aux salariés qui le désirent de discuter de leur départ de l’entreprise concernée, en échange du versement d’une indemnité. Les indemnités, négociées au préalable au niveau de l’entreprise, peuvent inclure le rachat de trimestres d’assurance retraite ou le maintien de la rémunération pendant une période donnée. Lorsqu’elles s’avèrent avantageuses – auquel cas il faut faire preuve de perspicacité et examiner la question en profondeur. Ce type de retraite peut valoir la peine. Si le taux plein existe, bien sûr…

La retraite à 70 ans

Les entreprises n’ont pas le droit de mettre un employé à la retraite sans son accord. Du moins… pas avant le 70ᵉ anniversaire de l’employé. Lorsque toutes les bougies ont servi, il devient possible de pousser un travailleur vers la porte de sortie. Dans ce cas, le taux plein automatique a déjà fait l’objet d’un versement et le taux plein réel a souvent été atteint lui aussi. Ce qui signifie que le salarié a poursuivi ses cotisations au-delà de la période légale. Dans ces cas, il y a de fortes chances que sa pension de retraite augmente, même si la date exacte n’a pas fait l’objet d’une décision permanente. D’autant plus que la retraite donne lieu à une indemnisation comparable à celle d’un départ volontaire !

Le départ volontaire après un salaire complet

Si le salarié figure toujours dans l’entreprise, il perçoit une indemnité de départ en retraite volontaire. Sauf si la convention collective lui accorde un traitement plus favorable. Elle correspond toujours à un demi-mois de salaire brut après 10 ans d’ancienneté dans l’entreprise. Plus le temps passé sur place se prolonge, plus le montant augmente. En effet, après 15 ans, il passe à 1 mois, tandis qu’après 30 ans, on peut compter sur 2 mois. Veuillez noter que les montants perçus font l’objet d’un impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Par ailleurs, le départ à la retraite après l’obtention du taux plein permet de percevoir la totalité de la pension à laquelle vous pouvez prétendre dans le régime de base. Il devient possible de la majorer en cas de sur-cotisation.