Méningite : les cas graves s’enchainent après l’arrivée d’un nouveau variant, grosse panique

Les symptômes du nouveau variant de la méningite sont virulents. Plusieurs cas graves sont recensés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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Les autorités de santé commencent à s’inquiéter sur la situation en Auvergne-Rhône-Alpes. Le nouveau variant du méningocoque B a touché de nombreux jeunes entre 16 à 21 ans. Après le décès d’une étudiante, l’ARS lance une campagne de vaccination contre la méningite.

La méningite peut être mortelle

Ces derniers mois, la région Auvergne-Rhône-Alpes a enregistré 26 cas de méningite. Parmi eux, douze personnes sont victimes d’un nouveau variant de méningocoque B. La bactérie avait notamment contaminé des jeunes âgés de 16 à 21 ans. Parmi les victimes, une jeune étudiante de la région de Chambéry est décédée.

Les autorités sanitaires ont aussi confirmé deux cas graves de méningocoque B. L’agence régionale de santé garde un œil sur la progression de ce nouveau variant. Selon le professeur d’infectiologie de Grenoble, Jean-Paul Stahl, le méningocoque B n’est pas réputé pour causer une épidémie.

Ce sont plutôt les formes A et C qui sont souvent responsables d’épidémie. Le professeur a expliqué que le méningocoque B a provoqué 15 % de décès. Et ce, en seulement quelques heures.

« Il faut la prendre très au sérieux » dit-il dans les colonnes du Parisien.

Lorsque la bactérie infecte une personne, ce dernier peut présenter de lourds symptômes. Il peut s’agir de puissants maux de tête, des raideurs et des vomissements. Le malade peut avoir des taches rouges ou violacées sur le corps.

Une spécificité inquiétante

Le nouveau variant détecté en Auvergne-Rhône-Alpes a une spécificité plus inquiétante. Selon les spécialistes, même les bébés de moins de 2 ans peuvent le contracter. Pour les nourrissons, les symptômes de la méningite ne sont pas faciles à détecter. Lorsque le bébé a un comportement inhabituel, les parents devraient tout de suite contacter un médecin.

Il peut pleurer incessamment et s’irrite sans raison évidente. Il peut aussi avoir une somnolence anormale et paraît un peu « mou » ou abattu. Si le bébé est atteint de la méningite, il est possible qu’il commence à perdre l’appétit et refuse de s’alimenter. Les parents devraient aussi surveiller le teint du bébé si jamais son teint vire en gris ou marbré.

L’ARS a lancé la campagne de vaccination

Selon l’ARS, les cas de méningocoque B concernent désormais près de 205 communes d’Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi ceux de l’Est lyonnais, on peut citer Colombier-Saugnieu, Pusignan, Meyzieu, Jons et Jonage.

Pour maîtriser l’expansion de la maladie, les autorités sanitaires d’Auvergne-Rhône-Alpes invitent les habitants à se faire vacciner. Cette campagne de vaccination concerne près de 56 000 personnes. Les parents d’enfants de moins de deux ans et les jeunes de 16 à 24 ans ont reçu un courrier. Ces derniers peuvent contacter leur médecin ou pédiatre traitant.

L’ARS précise que la vaccination comprend une première injection et un rappel après au moins quatre semaines. L’assurance-maladie se chargera de rembourser 65 % des frais de Vaccin. La mutuelle remboursera les 35 % restants. Ceux qui ont des questions sur la campagne de vaccination peuvent contacter le 0 800 100 378.

Les évolutions des méningites bactériennes

Le méningocoque B est une forme de méningite bactérienne. La transmission de la bactérie se transmet par la salive ou par voie aérienne. Une personne malade peut le transmettre à une personne saine par la toux ou les postillons. Il n’est donc pas prudent de rester en contact rapproché et prolongé avec un malade.

En effet, après une infection de cette bactérie, l’hospitalisation du malade est indispensable. Le malade devrait au plus vite suivre un traitement basé sur des antibiotiques. Ceci est pour éviter le décès ou la complication de la maladie. Les méningites peuvent laisser de graves séquelles sur le malade.

Si l’infection se complique, des abcès peuvent apparaître au niveau du cerveau. Cette complication peut surgir si le traitement est tardif ou si les germes sont résistants face aux médicaments.

Une hydrocéphalie ou augmentation de pression du liquide céphalorachidien peut aussi se produire. Lorsque la pression de ce liquide qui circule autour de notre cerveau augmente, une dilatation des cavités cérébrales peut surgir. Cela est déjà considéré comme une très grave complication.

Si la bactérie méningocoque infecte un enfant, ce dernier pourrait finir par avoir des troubles visuelles ou devenir sourd. Même après des années, l’enfant pourrait avoir des troubles de l’attention et des difficultés scolaires. À noter que ce genre de cas touche près de 20 % de personnes qui ont déjà souffert de méningite.