Supermarché : après la moutarde et les pâtes, le prix de cet aliment très apprécié va exploser

La flambée des prix dans les rayons des supermarchés affecte de nombreux articles du quotidien. Le prix du lait n’en est pas épargné.

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L’inflation ne fait que s’aggraver dans les supermarchés. Hélas, la flambée des prix va continuer jusqu’à au moins, la fin de cette année. Malgré la loi qui promet de mettre en valeur le pouvoir d’achat, les Français ont encore du mal à remplir leur caddie.

D’un autre côté, les agriculteurs sont dans une situation désespérante. En effet, ces derniers n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs exploitations et de leurs bêtes. Cela est dû aux prix de certains produits dans les supermarchés qui ne cessent d’augmenter.

Les supermarchés rencontrent des ruptures de stock

Selon les chiffres de NielsenlQ, le taux de rupture de stock a augmenté de 1,2 % depuis l’année dernière. Le dérèglement climatique affecte beaucoup la production de certains produits. Les rayons des supermarchés se vident rapidement et peinent à se remplir quand il s’agit de certains produits du quotidien.

La pénurie qui touche ces aliments s’est fait ressentir dès le début de l’année. La moutarde par exemple est l’un des produits que les Français auront du mal à retrouver dans les supermarchés. Les spécialistes ont même prévu que la pénurie de moutarde pourrait durer jusqu’en 2024.

La rupture de stock concerne aussi l’huile de tournesol, les vinaigrettes et les sauces froides. Le blé et les céréales sont aussi difficiles à trouver dans les supermarchés. Les ruptures de stock sont accompagnées de la flambée des prix. Les consommateurs les plus modestes sont ceux qui ont le plus de mal à suivre.

La hausse de prix concerne des produits du quotidien « bon marché ». Une brique de lait demi-écrémé a déjà connu une augmentation de 4,5 % depuis la crise sanitaire. Malheureusement, elle va encore augmenter.

L’augmentation des prix dans les supermarchés

Le directeur économique du centre national interprofessionnel de l’économie laitière, Benoît Rouyer, a affirmé que le prix des produits laitiers va continuer d’augmenter. Ce dernier a confié auprès de BFMTV que la chute de l’inflation n’est pas en vue sur les produits laitiers.

Les consommateurs devront faire face à une explosion des prix dans les semaines à venir. Et ce, à cause de la sécheresse qu’engendre la canicule. Les épisodes de canicule du mois de juin, juillet et août ont fait pas mal de ravages. Ainsi, la sécheresse a diminué l’exploitation d’herbes. Les herbes pour nourrir le bétail ne sont plus vertes et les producteurs font face à un dilemme.

Dans ce genre de cas, les agriculteurs se retrouvent à puiser dans les réserves. Ces fourrages sont pourtant prévus pour l’hiver.

Ces derniers seront aussi obligés d’acheter des nourritures industrielles réservées pour leurs bêtes. Certains seront contraints de vendre une partie de leurs pâturages. De cette manière, ils auront moins de charges. Ces trois options vont énormément affecter les produits laitiers.

Selon Benoît Rouyer, il y aura encore du lait dans les rayons des supermarchés. Seulement, les Français pourront sentir un « manque ». Le manque de lait va affecter la production des produits laitiers comme le beurre, la crème, des fromages et autres. L’absence de marchandise aura toujours un impact sur le prix des produits peu importe la filière.

Une négociation des prix serait-elle en vue ?

Les négociations commerciales concernant le prix des produits alimentaires ont lieu une fois par an. Les éleveurs subissent une hausse du coût de production. Pourtant, les distributeurs achètent encore le lait à un prix qui n’est pas rentable pour les producteurs.

Au printemps dernier, la FNPL ou Fédération nationale des producteurs de lait ont demandé une réévaluation des prix. Ils ont donc demandé à ce que le prix du litre de lait avoisine 1 euro.

En 2021, les producteurs avaient reçu près de 390 euros pour 1 000 litres de lait. Une augmentation de 4,3 % par rapport à l’année 2020. En mai dernier, les 1000 litres de lait coûtaient 390 euros. La FNPL clame que cette augmentation ne suffit pas à couvrir la hausse de coût de production.

Thierry Roquefeuil, le président du syndicat, explique que les producteurs de lait des autres pays européen sont mieux payés. Leur réseau a observé qu’en Allemagne, une tonne de lait coûte 480 euros. En Belgique, le prix s’élève à 500 euros et aux Pays-Bas, les producteurs de lait sont payés à 540 euros par 1000 litres.

La FNPL demande une nouvelle augmentation qui se rapproche des niveaux des autres pays européens. Et ce, avant la rentrée sinon les producteurs de lait menacent qu’ils passeront à « un syndicalisme de destruction ».