Prime exceptionnelle de 100€ : qui pourra toucher cette aide et quand ? On vous dit tout !

La prime exceptionnelle de rentrée doit aider les Français à payer les courses alimentaires en cette période de crise.

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L’information vient de tomber. Alors que la France n’est pas le pays où l’inflation est la plus forte, c’est le pays européen où les salaires ont le plus perdu en valeur. Le gouvernement veut faire oublier la crise aux Français. Ils ne le peuvent pas, bien entendu. Mais ils peuvent cependant mettre en place des aides pour soulager quelques dépenses. C’est dans ce cadre-là qu’a été pensé la prime exceptionnelle de rentrée. Mais alors qu’elle vient d’être votée, quand sera-t-elle versée aux Français concernés ?

La prime exceptionnelle de rentrée versée… à la rentrée ? 

Cela semble logique. Pour autant, nous n’avons aucune date alors que la rentrée approche à grands pas. Dans quelques jours, les vacances scolaires se terminent, et de nombreuses nouvelles dépenses sont à prévoir. Pour rassurer tout le monde, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, a fait savoir au micro de RTL qu’elle serait versée « courant septembre« . Ne vous attendez pas forcément à l’avoir à la rentrée. Car selon le ministre, elle ne sert pas à payer les dépenses liées à la scolarité. Elle sert à « financer les courses alimentaires« . Il ne faut pas la considérer comme une allocation de rentrée qui sert à soulager les parents vis-à-vis des dépenses en fournitures, notamment.

Mais si cette prime exceptionnelle de rentrée veut bien porter son nom, elle ne doit pas non plus être versée trop tard. Mais qui est concerné ? Qui attend de pied ferme cette prime ? A l’origine, le Sénat souhaitait qu’elle concerne tous les travailleurs modestes. Finalement, il a été décidé (suite à un compromis entre députés et sénateurs le 3 août dernier) qu’elle sera versée aux bénéficiaires de la prime d’activité et à toutes les personnes concernées par les minimas sociaux. Bruno Le Maire s’en félicite. « Il était injuste de priver des millions de Français« .

L’enveloppe totale de la prime est de 1.1 milliard d’euros. Chaque personne concernée touchera 100 euros tout ronds. Ses fonds ont logiquement été débloqués pour aider les Français en cette période où l’inflation est historiquement en hausse.

Outre la prime exceptionnelle de rentrée, quelles sont les autres aides ?

C’est le 4 août que les sénateurs ont adopté en première lecture le second volet des mesures en soutien au pouvoir d’achat. Des mesures qui ne font pas l’unanimité, qui sont massivement contestées sur les réseaux sociaux, mais qui vont voir le jour. À commencer par la revalorisation de 4 % des prestations sociales, des minimas sociaux et des retraites. Si cette hausse était prévue pour le versement des retraites du 9 août, il faudra finalement attendre septembre. Les débats ont trop duré dans le temps. Mais en septembre, les retraités toucheront la hausse du mois de juillet du mois d’août. De son côté, le RSA augmente. Il passe de 575 euros à 598 euros. 

Du côté des logements, on note une augmentation des APL de 3.5 % (alors qu’elles ont été réduites par le passé) alors que l’augmentation des loyers est plafonnée à 3.5 % pendant un an à partir du 15 octobre.

Les Français victimes d’une inflation historique

Depuis le début de l’année, les prix ne cessent d’augmenter. Chaque mois, l’augmentation est plus impressionnante que le mois précédent. C’est la conséquence claire du covid-19 et du conflit en Europe de l’Est, même si certains économistes avaient, dès 2019, prédit qu’une telle situation finirait par se produire. À force d’imprimer toujours plus de billets, à force de créer toujours plus de monnaie, les répercussions ne se font pas attendre. 

L’inflation a pour conséquence une hausse des prix pour tout le monde. Aucune différence n’est faite entre les riches et les pauvres, toute la population est concernée. Mais les seconds sont logiquement plus touchés par l’inflation. Elle a plus d’impact sur eux que sur les plus riches, qui peuvent s’en sortir. Au premier trimestre, alors que les médias parlaient énormément de l’inflation, deux familles sur trois s’étaient préparées à perdre en pouvoir d’achat dans les mois à venir. Les familles les plus touchées sont les familles monoparentales. C’est logique puisqu’elles n’ont qu’un seul salaire. 78 % d’entre elles ont indiqué avoir constaté une baisse drastique de leur niveau de vie. Ce constat est également fait par les ouvriers. Trois sur quatre, plus précisément.