Compteur Linky : Attention, ces astuces dangereuses pour faire baisser vos factures peuvent vous coûter très cher !

Certains malins pensent trouver une astuce au niveau du compteur Linky pour faire de belles économies. On vous explique tout.

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On veut tous payer moins cher notre facture d’eau et notre facture d’électricité. Malheureusement, on ne peut pas. Nous sommes victimes de la hausse du prix des énergies d’un côté, et de la canicule de l’eau. Il est impératif de faire des restrictions d’eau en cette période de sécheresse. Mais certains malins ont trouvé une solution pour truquer les relevés de leur compteur Linky, et ainsi payer moins cher. Mais cette astuce bancale peut leur coûter très cher.

Payer moins d’eau et d’électricité en trafiquant l’appareil

Pour tenter de payer moins cher ces factures, il n’est pas rare de trouver des astuces, évidemment illégales, sur internet. Et généralement, c’est au niveau du compteur que se jouent ces procédés. Par exemple, certains tentent tout simplement de trafiquer ces compteurs avec… des aimants. Ces derniers ont pour rôle de perturber la petite roue qui est chargée de comptabiliser les mètres cubes d’eau. Par conséquent, les volumes sont faussés et le comptage est moins rapide.

Pour l’électricité, c’est la même chose. Mais cela marche mieux sur les anciens dispositifs. Les nouveaux Linky sont désormais bien mieux sécurisés. Mais ce qu’il faut savoir c’est que ces fraudes ne peuvent durer qu’un temps. Elles finissent par être visibles pour les fournisseurs d’énergie. Or, les conséquences sont connues. Les personnes qui trafiquent les relevés risquent 45 000 euros d’amende, en plus de la régularisation des factures, avec en outre des pénalités. On a connu mieux pour faire des économies.

La méfiance du côté du compteur Linky 

Vous le savez sans doute. Depuis des années, on ne compte plus le nombre de débats autour du compteur Linky. De nombreux français s’opposent avec force et ne veulent pas en avoir chez eux, alors que c’est obligatoire. Il est même surnommé Big Brothers par certains. Il s’agit d’une référence directe au roman 1984 de George Orwell. La sociologue et docteure à l’Université Paris Est Marne-la-Vallée Aude Danieli s’est penchée sur la question. Entre 2012 et 2016, elle rencontre plus de cent personnes qui se positionnent en faveur ou contre l’installation du compteur.

Elle est aujourd’hui en mesure de dire d’où vient la méfiance. Pour elle, il faut remonter à l’année 2010, avec les premières installations. À cause de plusieurs dysfonctionnements, certains ménages voient leur facture augmenter, voire carrément exploser. Et forcément, le traitement médiatique a eu une conséquence majeure : « C’est cette vision négative qui a fini par s’imposer dans toute la France« .

Les associations luttent alors contre l’installation des compteurs. Elles font beaucoup de bruits : « Bien plus que les clients eux-mêmes, ce sont les associations qui ont mené – et qui mènent encore – la bataille. La question de la santé, par exemple, a été portée par les organisations anti-ondes comme Robin des Toits ou Next-up« .

 

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Le compteur Linky face à des critiques parfois étonnantes

Les associations reprochent notamment au compteur Linky de ne pas rester la vie privée des clients. C’est un reproche fait qui, avec le recul, peut sembler ironique, quand on sait que l’immense majorité des Français ont un téléphone et des appareils connectés.

« Mais le succès indéniable de la mobilisation tient surtout au fait que le nouveau compteur vient percuter des problématiques très sensibles dans l’opinion : qu’est-ce que la liberté dans une société de surveillance où les données personnelles risquent à tout moment d’être piratées ? Comment protéger notre santé face au déferlement d’objets communicants, dont on ne maîtrise pas toujours les effets à long terme sur les organismes ? » , se questionne Aude Danieli.

La docteure veut en revanche mettre en avant certaines informations qui sont inscrites dans l’inconscient collectif, mais qui sont des fake news. Par exemple, les compteurs Linky ne prennent pas tous feus, et ils ne diffusent pas d’ondes mortelles. « Mon analyse, c’est que les opposants au Linky qui diffusent de fausses informations à son sujet n’y croient pas forcément. Ce à quoi ils adhèrent, c’est à l’indignation » . Certains faits relatés par les associations sont dignes d’un film de science-fiction : « Faire croire, par exemple, qu’une caméra est cachée dans le compteur permet de poser de façon efficace et spectaculaire la question de la protection de la vie privée ».