Prime de rentrée exceptionnelle : date de versement, montant, les Français concernés…

Les Français concernés, ils sont plus de huit millions, se demandent quand les cent euros promis se retrouveront sur leur compte.

Source : iStock

Le gouvernement entend la détresse des Français. Le pays est celui où les salaires ont le plus perdu en valeur, alors même que la France n’est pas concernée par la plus forte inflation. La rentrée est l’occasion parfaite pour aider les citoyens dans le besoin. En plus de l’allocation de rentrée, versées chaque année pour payer les courses scolaires, des millions de Français vont toucher une prime de rentrée exceptionnelle. Mais quand cette dernière sera-t-elle versée ?

La prime exceptionnelle sera versée courant septembre

C’est en tout cas l’annonce faite par Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, au micro de RTL. Avare en détail, il se contente de dire qu’elle sera versée « courant septembre« . Selon lui, cette prime servira à « financer les courses alimentaires« , contrairement à l’allocation de rentrée qui est elle prévue pour les courses scolaires. Les parents doivent cependant espérer que le versement se fera au début du mois. Car les frais liés à la scolarité des enfants sont toujours très importants. Mais si cette prime de rentrée exceptionnelle porte bien son nom, elle ne devrait pas être versée trop tard.

À l’origine, le Sénat voulait que cette prime soit versée à tous les travailleurs modestes. Finalement, ce sont tous les bénéficiaires de la prime d’activité, ainsi que toutes les personnes qui sont concernées par les minimas sociaux qui la toucheront. Cette décision est la conséquence du compromis trouvé entre les députés et les sénateurs le 3 août dernier en commission mixte paritaire. Bruno Le Maire se félicite qu’une telle décision ait été prise. « Il était injuste de priver des millions de Français« .

L’enveloppe totale de la prime est de 1.1 milliard d’euros. Chaque personne concernée touchera 100 euros tout ronds. Ses fonds ont logiquement été débloqués pour aider les Français en cette période où l’inflation est historiquement en hausse.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Camille (@caf.camille)

Les autres aides prévues par l’État 

Le 4 août, Bruno Le Maire s’est félicité pour la décision validée par le Sénat. Les sénateurs, la veille, ont adopté en première lecture le second volet des mesures en soutien au pouvoir d’achat. Des mesures qui vont dès lors pouvoir se mettre en place. Les débats ont été animés, longs. Finalement, la revalorisation de 4 % des prestations sociales, des minimas sociaux et des retraites va bien voir le jour. Mais pour la dernière, les délais sont trop courts pour permettre cette augmentation dès le 9 août, comme initialement prévu. En septembre, les retraités toucheront l’augmentation pour le mois de juillet et pour le mois d’août. Le RSA, de son côté, passe de 575 euros à 598 euros. 

Les logements n’ont pas été oubliés avec l’augmentation des APL de 3.5 %, tandis que l’augmentation des loyers a été plafonnée à 3.5 % pendant un an, à partir du 15 octobre prochain. Ces mesures ne font pas l’unanimité et ont été massivement critiquées sur les réseaux sociaux. Les internautes reprochent à l’État de jouer avec les chiffres alors que le gouvernement est responsable de la baisse des APL par le passé. 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Emmanuel Macron (@emmanuelmacron)

Une inflation qui fait mal au porte-monnaie des Français

Cela fait des mois que les primes ne cessent d’augmenter. Nous vivons actuellement une période historique, conséquence logique de la crise sanitaire et de la situation géopolitique en Europe de l’Est. La hausse du prix des énergies et des carburants n’était que le début. Toute la société est aujourd’hui touchée par la hausse des prix. 

L’inflation a pour conséquence une hausse des prix pour tout le monde. Aucune différence n’est faite entre les riches et les pauvres, toute la population est concernée. Mais les seconds sont logiquement plus touchés par l’inflation. Elle a plus d’impact sur eux que sur les plus riches, qui peuvent s’en sortir. Au premier trimestre, alors que les médias parlaient énormément de l’inflation, deux familles sur trois s’étaient préparées à perdre en pouvoir d’achat dans les mois à venir. Les familles les plus touchées sont les familles monoparentales. C’est logique puisqu’elles n’ont qu’un seul salaire. 78 % d’entre elles ont indiqué avoir constaté une baisse drastique de leur niveau de vie. Ce constat est également fait par les ouvriers. Trois sur quatre, plus précisément.