Calendrier scolaire 2022-2023 : tout savoir sur le planning qui provoque la colère chez les parents

La rentrée approche à grands pas. Il est donc temps de s’intéresser au calendrier scolaire 2022-2023 qui va bientôt rythmer nos quotidiens.

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Alors que les grandes vacances étaient encore loin, le ministère de l’Éducation nationale avait dévoilé le nouveau calendrier scolaire. Comme nous le savons tous, cet outil rythme les quotidiens des 12,5 millions d’élèves français, de leurs parents et de leurs professeurs. Toujours est-il que pour l’année scolaire 2022-2023, il y a des bonnes, mais aussi des mauvaises nouvelles. On fait le point.

Un calendrier scolaire vivement critiqué

C’est officiel, on connaît désormais le calendrier scolaire de la rentrée prochaine. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dès sa sortie, il n’a pas échappé aux critiques. Des parents ainsi qu’une poignée d’enseignants y avaient des inconvénients.

Pour rappel, l’année scolaire 2022-2023 commencera le premier jour du mois de septembre. En regardant le calendrier, vous constaterez qu’il s’agit d’un… jeudi ! Si ce n’est déjà pas conventionnel, c’est surtout la fin de l’année scolaire qui pose problème.

D’après le calendrier scolaire 2022-2023, les cours prendront fin le 8 juillet 2023 dans les zones A, B et C. Rappelons que cela n’est jamais arrivé depuis l’année scolaire 2016-1017. En voyant cette date tardive dans le calendrier scolaire, certains enseignants n’ont pas caché leur mécontentement.

La plupart d’entre eux se plaignent notamment du manque d’effectifs dans les classes en saison estivale. Hélène, professeure d’Histoire, figure parmi les membres du corps enseignant critiquant ce calendrier scolaire. Elle s’est alors livrée auprès du journal Le Parisien.

« Ma classe sera quasiment vide la dernière semaine, les familles seront parties en vacances, surtout si les prix touristiques sont considérés hors vacances, donc moins chers », a fait savoir l’enseignante.

Outre les absences, une autre problématique se pose. Il ne vous a pas échappé qu’en été il fait chaud. Pour les professeurs il n’y a pas pire, car la chaleur contribue à la baisse de productivité des élèves. De plus, les vagues de chaleur affectent aussi les enseignants.

« Plus on avance dans l’année, plus il fait chaud. Déjà ils prévoient 35° un 18 mai, alors un 8 juillet je n’imagine pas la chaleur en classe », explique Hélène.

Calendrier scolaire 2022-2023 : plus de travail

Si ces points susmentionnés posent déjà un problème, ce n’est pas tout. Comme le disent les professeurs d’école, le calendrier scolaire 2022-2023 éprouve particulièrement les enseignants et leurs élèves. Cela est assez flagrant dans la zone A. Rappelons qu’il s’agit de Besançon, Dijon, Grenoble, Lyon, Clermont-Ferrand, Limoges, Poitiers et Bordeaux.

Dans ces régions de la France, les élèves rentreront de vacances de printemps le 24 avril 2023. Cela compte tenu du fait qu’après cette date, il n’y aura plus de pause avant le 8 juillet 2023. En clair, les élèves et leurs professeurs devront travailler pendant deux mois et demi non-stop.

Il convient de préciser que c’est plus long que d’habitude. À titre de comparaison, la période recommandée est de sept semaines. Par ailleurs, même durant la période de confinement, les enfants n’avaient pas à subir cela. Pour rappel, l’année dernière, il y avait eu dix semaines et demie consécutives d’école.

En tout cas, en ignorant les recommandations des chronobiologistes, le ministère de l’Éducation nationale ne fera pas l’unanimité. Ce qui est tout à fait compréhensible, car outre les élèves et les enseignants, cela affecte aussi les parents d’élèves.

Et ce n’est pas fini ! Parmi les trois zones, la zone A affiche aussi la plus courte période de classe. Rentrant de vacances de Noël le 3 janvier 2023, les élèves partiront en congé d’hiver le 4 février 2023. Cela étant, malgré le fait que le calendrier scolaire 2022-2023 ne fasse pas l’unanimité, les parents ont d’autres préoccupations

Les prix des fournitures scolaires en hausse

Avec l’inflation qui fait rage en France, le calendrier scolaire est sans doute un souci secondaire pour les parents d’élèves. En l’espace d’un an, le taux d’inflation a d’ores et déjà dépassé les 6 %. Si le pouvoir d’achat est déjà en chute libre, on apprend que les prix des fournitures scolaires ont augmenté.

Cela dit, en comparant avec d’autres pays, l’Hexagone s’en sort plutôt pas mal en matière de hausse des prix. Qui plus est, les Français les plus modestes ont la chance de pouvoir prétendre à l’Allocation de rentrée scolaire. L’ARS est une aide de la CAF qui visent à financer la rentrée scolaire.

Son montant est calculé en fonction de l’âge de l’enfant scolarisé et le nombre d’enfants à charge. Si vous êtes éligible, l’ARS peut vous aider à alléger les dépenses liées à la scolarisation de votre enfant.