Véronique Genest sans tabou, elle balance : « J’ai besoin de 10 000 euros par mois » !

Dans une interview accordée à Ici Paris, Véronique Genest est revenue sur son quotidien depuis que la série « Julie Lescaut » s’est arrêtée.

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Depuis bien longtemps, Véronique Genest est une star du petit écran, notamment grâce à son rôle dans la série policière « Julie Lescaut ». Pour autant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela ne suffit pas à lui assurer la retraite qu’elle aimerait avoir.

La fin de « Julie Lescaut »

Depuis l’arrêt de la série « Julie Lescaut » en 2014, l’héroïne du feuilleton a vécu une nouvelle ère. Après le 101e et dernier épisode, la série a signé sa fin. Une nouvelle qui a attristé les fans, mais aussi Véronique Genest. L’actrice a d’ailleurs partagé sa nostalgie sur Twitter, en postant des photos du tournage du dernier épisode de la série.

Aux côtés des acteurs et du réalisateur de la série, et derrière un buffet garni de quelques petits fours et de bouteilles de champagne, l’actrice rousse affiche un grand sourire. Pourquoi cet arrêt ? La baisse des audiences (même si elles restent tout à fait honorables avec 6 millions de téléspectateurs en moyenne par épisode), mais surtout l’envie pour Véronique de tourner la page d’un personnage qui, selon elle, vieillissait mal.

« Les flics évoluent, ils ne restent pas commissaires toute leur vie. Ma pauvre Julie commençait à s’encroûter. Le fait qu’elle soit encore commissaire la rendait presque ringarde. Et puis on avait trop fait le tour des histoires et des interrogatoires avec les éternels où étiez-vous tel jour à telle heure ? De la même manière, avant, j’adorais faire mes cascades, me rouler dans la boue… Là, ça finissait par me gonfler. À 57 ans, ça devenait franchement ridicule. Il était temps que ça s’arrête », confiait-elle la semaine dernière à nos confrères de TV Grandes Chaînes.

© Jack Tribeca / Bestimage

« Je n’étais plus en adéquation avec elle »

Lors d’un entretien au Parisien-Aujourd’hui, Véronique Genest a ajouté sur le même sujet :

« Je n’étais plus en adéquation avec elle. Je ne vais pas continuer à courir partout sur le terrain comme un flic. »

Cette interview est aussi l’occasion pour Véronique Genest de faire le bilan de ces vingt-deux années passées dans la peau du commissaire de police, mais aussi de parler de ses projets.

En effet, après l’arrêt de la série, les téléspectateurs ont pu la retrouver sur France 3. Comme elle l’a indiqué :

« Je finis d’écrire un documentaire, 22 v’la Julie, qui sortira en avril et qui raconte toute la fabrication de la série. J’ai tourné La Disparue du Pyla, pour France 3. Et on écrit une pièce de théâtre pour moi. J’ai vraiment beaucoup de propositions ! »

Le quotidien de Véronique Genest depuis la fin de la série

Depuis que la série « Julie Lescaut » s’est arrêtée, chacun des acteurs a repris le cours de leur vie. Et si l’équipe perçoit désormais une redevance sur la rediffusion des épisodes à la télévision, cela ne suffit pas à envisager l’avenir sereinement pour l’héroïne, Véronique Genest.

Lors d’une interview accordée à Ici Paris, à paraître ce mercredi 3 août 2022, Véronique Genest revient sur son quotidien depuis la fin de l’émission. Il n’est pas question pour elle d’arrêter de travailler.

« Je suis une hyperactive mais j’ai toujours voulu être actrice. Je suis en train d’écrire une série. Pour l’instant, je suis branchée théâtre. Création, festival, école, transmettre : c’est ce qui m’apporte le plus de satisfaction », a-t-elle raconté.

© Jack Tribeca / Bestimage

Les difficultés financières de Véronique Genest

Véronique Genest avait déjà évoqué des « difficultés financières » par le passé. Elle a voulu revenir sur ces mots pendant cette interview.

« J’ai dit que c’était difficile pour les comédiens mais que moi, j’avais de la chance, j’ai des biens et des économies, mais elles ne seront pas éternelles. J’ai eu ma maman [décédée en février dernier, ndlr] à charge – la maison de retraite coûtait entre 5000 et 6000 euros par mois – ainsi que l’ex-femme de mon mari. Il faut que je gagne ma vie, que je travaille. J’ai besoin de 10 000 euros par mois. Pour tenir, pour aider ceux qui sont autour de moi », a-t-elle affirmé.

La comédienne est actuellement obligée de travailler pour continuer à assurer ce mode de vie pour elle et sa famille. La décision de s’arrêter de travailler ou non appartient à son corps. C’est pourquoi elle souhaite lever le voile sur les faibles pensions que perçoivent les acteurs.

© Romain Doucelin/Bestimage

« [Elles] ne sont pas à la hauteur du temps qu’ils passent à travailler. Elles sont minimes. Le chômage est plafonné, pas énorme. Mais je ne me suis jamais plainte », a-t-elle dit.