Mathis, le jeune pilote de moto décédé à 8 ans : la lourde décision de ses parents

Le monde de la moto est actuellement en deuil. Un jeune pilote plein d'espoir a succombé à ses blessures après un accident. On vous donne les détails.

Source : Capture Facebook

Mathis Bellon était une étoile montante de la moto. À seulement 8 ans, il avait déjà le talent qu’il fallait pour briller dans ce milieu. Malheureusement, le destin en a décidé autrement. Sa famille et tous ses proches lui ont notamment tenu à rendre hommage.

Un véritable drame

En participant à une course du championnat italien, Mathis Bellon et sa famille n’auraient jamais pensé que les choses allaient se terminer ainsi. Comme l’a révélé le Huffington Post, le jeune garçon était victime d’une grave chute. Cela s’est passé sur le circuit de Motorland Aragon, le 23 juillet 2022. En plus d’être tombé, deux de ses concurrents l’ont percuté.

Juste après ce terrible accident, l’équipe médicale a transporté Mathis à l’hôpital, en toute urgence. Il était encore dans le coma lorsqu’on l’a rapatrié à Montpellier. Malgré les efforts des médecins, le jeune pilote a succombé à ses blessures. Il s’est éteint 6 jours après son accident, à seulement 8 ans.

Pour information, Mathis Bellon était un garçon très talentueux. Il venait de l’île La Réunion et vivait avec sa famille dans le Var.

Le petit garçon était notamment engagé en championnat Mini OGP 115 avec la Race Experience School. À noter que c’est l’ex-pilote d’endurance et FSBK, Sebastien Gimbert, qui gère cette structure.

Selon l’Association multisports et loisirs Fréjus, Mathis est arrivé en Métropole durant le printemps afin de développer un peu plus sa passion.

« Il serait peut-être devenu une légende », a dit l’ASML.

Ils lui rendent hommage

C’est à l’âge de 3 ans que Matthis Bellon a découvert sa passion pour la moto. Chez BFMTV, son entraîneur Thibaut Gourin avait déclaré qu’il n’avait jamais vu un pilote aussi rapide et aussi « compétent » que le garçon décédé, « à cet âge-là ». Selon lui, Mathis arrivait à faire ce que d’autres enfants pilotes de son âge ne pouvaient faire.

Suite à cette tragique disparition, de nombreuses personnes ont tenu à rendre hommage au petit garçon. Race Experience School, où Mathis était inscrit, a bien évidemment honoré sa mémoire.

L’école affirme que le jeune pilote, qui portait le numéro 38, va leur manquer. Ils ont aussi remercié Mathis pour tout ce qu’il a apporté et disent avoir eu de la chance d’avoir eu le petit garçon comme élève.

« Tu es un ange et tu vas rejoindre des supers pilotes là haut qui vont aussi t’apprendre de belles choses », a écrit l’école avant de conclure qu’ils sont fiers de lui.

Des personnalités publiques ont également rendu hommage à Mathis, à l’instar de Jean-François Carenco. Le ministre chargé des outre-mer a assuré que la mort du pilote est « une tragédie ». Il a notamment apporté son soutien à la famille et tous les proches de Mathis.

De son côté, Karine Lebon, députée de la circonscription de La Réunion a aussi réagi à la nouvelle. Elle avait aussi adressé ses condoléances aux proches de Mathis.

La lourde décision de ses parents

Auprès du Quotidien de La Réunion, le parrain du petit garçon a aussi réagi à sa disparition. Samuel Bellon a affirmé que Mathis était resté fort jusqu’au bout. Il a aussi pu tenir jusqu’à l’anniversaire de sa petite-soeur, selon son parrain.

« C’était un grand champion jusqu’à la fin », a-t-il dit.

Samuel Bellon a aussi précisé que le décès de Mathis n’est la faute de personne. C’était le choix de l’enfant, dit-il, de faire cette course.

Comme on l’avait mentionné un peu plus haut, Mathis a été rapatrié en France après son accident. À ce moment-là, il était en état de mort cérébrale. Ses parents ont également dû faire un choix très lourd avant son décès.

Ils avaient deux options : soit débrancher le petit garçon et le laisser partir, sans faire de don, soit l’envoyer au bloc opératoire et faire don de ses organes.

« Et on lui dit au revoir dans la chambre encore en vie », ont ajouté ses parents.

Finalement, c’est la deuxième option que la mère et le père de Mathis ont choisi. De ce fait, le petit garçon a pu sauver des vies grâce à ses organes.

Même si ce décès bouleversera pour toujours la vie des parents de Mathis, ils gardent quand même la tête haute.

« Il a fallu accepter », a dit Aurélie, sa mère.