Xavier Dupont de Ligonnès : 11 ans après le drame, que devient la maison de l’horreur ? On vous dit tout !

Le 21 avril 2011, tous les français ont les yeux rivés sur la maison de Xavier Dupont de Ligonnès. Onze ans après, que devient-elle ?

Source : Capture Instagram

Aux États-Unis, les américains ont la maison Amityville, célèbre pour avoir été le théâtre de crimes ignobles quand un jeune homme tue ses frères et sœurs et ses parents. La maison devient mondialement célèbre un an après, quand les nouveaux acquéreurs partent moins d’un mois après l’installation, car terrifiés par des fantômes. Point de fantôme dans notre histoire, mais un crime tout aussi odieux. Celui concernant les meurtres de la famille de Xavier Dupont de Ligonnès, le principal suspect, disparu depuis.

Les meurtres de Xavier Dupont de Ligonnès

Avant que la demeure du 55 boulevard Schuman, à Nantes, ne soit connue partout en France, elle était la maison d’une famille en apparence normale. Dans cette maison a eu lieu ce qu’on appelle aujourd’hui la tuerie de Nantes. Il s’agit d’un quintuple meurtre. Celui d’Agnès, la mère de famille, et de ses quatre enfants, Arthur, Thomas, Anne et Benoît. Ils sont assassinés entre le 3 et le 6 avril 2011. Le 21 avril suivant, les corps sont retrouvés dans la maison. L’époux et père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès, est porté disparu depuis. Il est le principal suspect mais est introuvable depuis onze ans. 

Moins d’un an après ce terrible événement, la maison est mise en vente. Pendant quatre ans, elle ne trouve pas d’acquéreur. Les acheteurs sont sans doute superstitieux. Difficiles pour eux d’envisager vivre dans une maison qui a été témoin de meurtres horribles et inhumains. C’est finalement en 2015 qu’elle trouve enfin un acquéreur. Pour cela, elle est vendue bien en dessous du prix du marché. Alors qu’elle est estimée à 450 000 euros, elle est finalement cédée contre 260 000 euros. 

Ce n’est pas étonnant. Dans ce genre de situation, c’est même souvent indispensable. « La décote dépend de la gravité des faits, du degré de médiatisation de l’affaire et du temps écoulé. Mais la rareté et la qualité du bien peuvent en partie compenser », explique Eric Allouche, directeur exécutif d’Era Immobilier, pour nos confrères de Madame Figaro.

La nouvelle vie de la maison de Xavier Dupont de Ligonnès

Le nouvel acheteur (anonyme), qui a fait une belle affaire, décide de ne pas vivre dans la maison. Au contraire, il veut faire oublier cette tragique histoire en la rénovant. En 2019, une fois les travaux effectués, il la met en vente. Elle est finalement vendue contre la somme de 479 000 euros, de quoi offrir au vendeur une belle plus-value, surtout compte tenu des circonstances. Les voisins espèrent que cela permettra à cette histoire d’être oubliée. Ils ont du mal à vivre avec les fantômes du passé.

« C’est très difficile de vivre avec cela, quand on dit à ses enfants de ne pas parler aux inconnus, et que certains viennent poser des questions sur une histoire horrible survenue juste à côté », expliquait au micro de France Bleu une résidente de longue date.

Le principal suspect est-il toujours en vie ?

C’est la grande question. Certains sont persuadés que Xavier Dupont de Ligonnès a mis fin à ses jours. Une thèse qui vient, notamment, d’une lettre qu’il a envoyé à des amis un an avant les meurtres :

« Si ça tourne mal, je n’ai que deux solutions, me foutre en l’air avec ma voiture ou foutre le feu à la baraque quand tout le monde dort […]. Post-scriptum : je suis très sérieux, lucide et sous l’emprise d’aucune drogue ni d’aucun alcool. Je serai donc fin août-début septembre au pied du mur avec une décision définitive à prendre : suicide seul ou suicide collectif… »

Mais en juillet 2015, une journaliste nantaise reçoit une lettre énigmatique, dans laquelle elle trouve une photo d’Arthur et Benoît, deux des enfants de Xavier Dupont de Ligonnès. Au verso de la photo, les mots suivants sont inscrits : « Je suis encore vivant« . A l’heure actuelle, l’identité de l’expéditeur reste incertaine. Est-ce un canular ou réellement le principal suspect ?

En octobre 2019, l’affaire reprend de plus belle quand Le Parisien, suivi par des dizaines d’organes de presse, annonce que Xavier Dupont de Ligonnès a été arrêté. Il s’agissait en réalité d’une erreur.