Les médecins font une erreur de diagnostic sur un bébé de 40 jours, la suite est terrible !

Après la mort d’un bébé, le tribunal administratif de Montpellier a reconnu la responsabilité des hôpitaux de Perpignan et de Toulouse Purpan.

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Enfants, adultes ou personnes âgées, la mort laisse toujours des séquelles. Pendant l’été 2019, Raphaël Vialet, un nouveau-né de 40 jours, trouve la mort suite à une succession d’erreurs médicales. Les parents portent l’affaire devant le tribunal.

Ce n’est que 3 ans plus tard que l’affaire est jugée. Ce lundi 25 juillet, le tribunal administratif de Montpellier rend son jugement en condamnant deux hôpitaux. Le motif de la condamnation est la responsabilité des deux administrations médicales.

Plusieurs erreurs de diagnostic

Le 31 juillet 2019, Aimeline et Matthieu Vialet arrivent aux urgences avec leur fils Raphaël parce que celui-ci était malade. L’enfant ne mangeait plus, n’urinait plus, vomissait de manière violente et répétée et commencçait à changer de couleur.

Son teint est blanchâtre et son ventre marbré. Il va de soi que ses parents étaient extrêmement inquiets. D’autant plus que c’est la deuxième fois que leur bébé était à aux urgences pour les mêmes symptômes.

« J’étais très inquiète et je sentais au plus profond de moi que quelque chose se passait », se rappelle d’ailleurs Aimeline Vialet, la mère de l’enfant, à France 3 Occitanie.

La première fois, le pédiatre qui diagnostiquait l’enfant avait conclu un reflux gastrique et avait renvoyé la famille chez eux. 3 jours plus tard, les parents retournent de nouveau à l’hôpital de Perpignan.

Cependant, ce jour-là, personne ne les avait reçus en priorité. La jeune maman demandait un docteur en urgence, mais ce n’est qu’une heure après qu’un pédiatre ausculte l’enfant.

« Personne n’a voulu m’écouter. On a mis ça sur notre parcours compliqué et sur le fait que c’était notre premier bébé », disait Aimeline Vialet.

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Un pédiatre incompétent

Le pédiatre qui ausculte l’enfant était le même que celui qui les a reçus lors de leur première visite. Cette fois-ci, le professionnel de la santé déduisait une gastro-entérite. Pourtant, la maman insistait pour refaire une seconde analyse. Pour elle c’était plus grave.

Il faut savoir que leur médecin traitant leur a recommandé d’aller à l’hôpital. De plus, le petit garçon était opéré de la naissance à cause d’un laparoschisis. Il s’agit d’une absence de fermeture de la paroi abdominale au niveau de l’intestin. Malgré tout cela, le pédiatre n’a fait qu’une prise de sang.

« Nous sommes passés pour des parents stressés. La pédiatre ne nous a pas écoutés et elle a refusé de faire de nouveaux examens autres qu’une prise de sang », se souvient la maman.

Pour soigner la gastro-entérite, l’enfant est placé sous perfusion pour être réhydraté. Très vite, son état de santé se dégrade à vue d’œil. À ce propos, la jeune maman raconte :

« Il hurlait, il hurlait, sans jamais s’arrêter. Il se frappait le visage avec sa perfusion, c’était très violent. J’avais mon bébé dans les bras, je voyais son ventre marbré et le sang qui s’arrêtait de circuler. Mon fils était en détresse respiratoire et en hypothermie, mais personne ne s’en est rendu compte. »

Une prise en charge tardive

Ce n’est qu’une heure plus tard qu’un autre médecin intervient, et constate la gravité de la situation. Il fait un nouveau diagnostic et conclut que l’enfant est touché par une autre maladie.

C’était une entérocolite nécrosante, une maladie inflammatoire qui attaque les intestins et qui touche principalement les nouveau-nés prématurés. Rapidement, l’enfant est intubé, placé dans un coma artificiel puis transféré par hélicoptère à l’hôpital Purpan de Toulouse pour y être opéré.

Ce fut la dernière fois que les parents voient leur fils en vie. Le jeune enfant de 40 jours s’éteint le 2 août 2019.

Deux hôpitaux reconnus responsables

Près de 3 ans plus tard, ce lundi 25 juillet 2022, l’affaire est jugée devant le tribunal administratif de Montpellier, dans l’Hérault. Le tribunal a reconnu les deux hôpitaux pour responsables, mais à différent niveau.

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La responsabilité suite à la mort du bébé a été imputée à 75 % à l’hôpital de Perpignan. En effet, ce sont les erreurs de diagnostic qui ont entraîné la mort du bébé. Le tribunal exprime que ces erreurs médicales ont :

« Conduit à la nécrose, puis à la perte totale de l’intestin grêle et au décès de l’enfant. »

Le CHU de Toulouse est également reconnu responsable de ce décès, à hauteur de 25 %. Il était coupable de ne pas avoir informé les parents du risque de la première opération.

Ils ont conseillé aux parents d’aller se rendre à l’hôpital de Perpignan en cas de vomissements. Notons cependant que ce dernier n’était pas compétent pour ce genre de pathologie.