Cette maladie courante qui touche les femmes augmenterait les risques d’AVC

Selon une étude américaine menée récemment, les femmes qui souffrent de cette pathologie gynécologique chronique ont plus de risques de présenter des problèmes de santé cardiovasculaires…

Source : Istock

Le taux de femmes en France concernées par cette maladie gynécologique chronique, appelée « endométriose« , atteint les 10%. Des douleurs pendant les règles, des dyspareunies… Cette pathologie reste une horreur pour ces femmes. Mais en plus de cela, il a désormais été établi que ce problème de santé pourrait en entraîner un autre tout aussi sérieux.

L’endométriose, une maladie qui affecte la santé de l’utérus

L’endométriose se définit notamment par la présence de petits fragments de muqueuse utérine, appelés « endomètre ». Et ce, à l’extérieur de l’utérus, qui peuvent ensuite proliférer dans les ovaires, le péritoine et parfois le tube digestif. 

 

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Plus d’informations se trouvent sur le site de l’Assurance maladie. Or, ce n’est pas tout. Cette maladie peut également favoriser le risque d’accident vasculaire cérébral. Les résultats d’une récente étude publiée le 21 juillet 2022 dans la revue scientifique Stroke le suggèrent.

La maladie liée aux troubles cardiovasculaires

Avec un risque accru de 34%, l’endométriose favorise les problèmes de santé cardiovasculaire… Pour arriver à cette constatation, les scientifiques ont examiné les données de près de 116 000 femmes entre 1989 et 2017. Soit une durée de suivi de 28 ans. Parmi les participantes, près de 5 200 souffraient d’endométriose

Par ailleurs, de multiples facteurs de risque ont été étudiés. Tels que l’alcoolisme, le tabagisme, les habitudes diététiques. Ainsi que le cycle menstruel, l’IMC ou encore l’exposition aux méthodes de contraception.

Les risques sur la santé des femmes

Les résultats indiquent que les femmes atteintes d’endométriose présentent un risque d’AVC plus élevé. Et ce, d’environ 34 % plus que les femmes sans antécédents de la maladie. Cependant, ils n’ont pas constaté la moindre différence entre l’endométriose et l’AVC. Et ce, en fonction de l’âge, des éventuels antécédents d’infertilité, de l’indice de masse corporelle ou même de la ménopause.

 

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La professeure Stacy Missmer, l’un des auteures de l’étude, explique la concordance. « Ces résultats suggèrent que les femmes ayant des antécédents d’endométriose peuvent présenter un risque plus élevé d’AVC. Les cliniciens devraient examiner la santé de la femme dans son ensemble, y compris l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et d’autres nouveaux facteurs de risque d’AVC, et pas seulement les symptômes spécifiquement associés à l’endométriose, comme les douleurs pelviennes ou l’infertilité« . 

Les femmes qui ont subi une hystérectomie

Au cours de l’étude, les chercheurs américains ont par ailleurs constaté que ce risque prévalait chez les femmes qui ont subi une hystérectomie. En effet, le taux de risque s’élève donc à 39%. Ce qui se traduit par l’ablation chirurgicale de l’utérus, ou par un traitement hormonal. Dans ces cas, le risque augmente alors de 16%. La professeure Missmer a continué : « Dans certaines circonstances, l’hystérectomie et/ou l’ovariectomie constituent le meilleur choix pour une femme, mais nous devons également nous assurer que les patientes sont conscientes des risques potentiels pour la santé associés à ces procédures ».

À ce jour, l’endométriose demeure une maladie dont la connaissance reste faible et le traitement souvent retardé. Le temps moyen entre la consultation et le diagnostic se situe à sept ans. Selon le ministère de la Santé et de la prévention, les femmes atteintes de cette maladie chronique souffrent « d’une errance diagnostique induisant une prise en charge non adaptée de leurs symptômes, voire une aggravation de la maladie« .