Alzheimer : faire cet exercice mental 10 minutes par jour réduirait les risques de la maladie !

La maladie d'Alzheimer est l'une des maladies les plus terrifiantes qui soient. Pour l'éviter, un exercice pourrait vous aider.

Source : IStock

Personne ne veut oublier tous ses souvenirs. C’est pourtant, malheureusement, le destin des personnes condamnées par la maladie d’Alzheimer. Elles oublient peu à peu qui sont leurs proches, puis qui elles sont. Le cerveau n’est plus capable de se rappeler quoi que ce soit, et les personnes malades sont rapidement totalement dépendantes. C’est une peur pour des millions de personnes.

Éloigner Alzheimer grâce à l’introspection 

C’est une récente étude, publiée dans Neurology en juillet, qui le démontre. L’introspection est-elle utile pour avoir de meilleures capacités cognitives ? C’est en tout cas ce que conclut cette étude, menée par des chercheurs britanniques, français, belges et allemands. Deux essais cliniques et leurs données ont permis d’aboutir à ces conclusions. Au total, ce sont 259 participants âgés entre 69 et 73 ans qui ont été soumis aux tests.

Ils ont répondu à plusieurs questions concernant leurs habitudes de vie. Certaines questions, en particulier, ont une grande importance. Celles qui questionnent la fréquence à laquelle ils se plongent dans l’analyse et la compréhension de leurs pensées et de leurs sentiments. Autrement dit, la fréquence des introspections qu’ils font.

Les réponses ont été comparées et le bilan est sans appel. Les personnes qui pratiquent le plus souvent l’introspection sont ceux qui présentent les meilleures capacités cognitives. Ainsi, la docteure Harriet Demnitz-King, co-autrice de l’étude, ose s’avancer dans un communiqué. Elle indique que ce qu’elle appelle l’auto-réflexion peut être un « outil pour aider les gens à rester en bonne santé cognitive en vieillissant« . Contre la maladie d’Alzheimer, c’est un exercice mental qui est utile, surtout qu’il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif.

Mais comment faire ? C’est très simple. Il suffit de prendre quelques minutes par jour et d’analyser ses pensées, de mettre des mots sur les sentiments qui nous traversent, s’emparent de nous. Suis-je heureux, et si oui pourquoi ? Suis-je triste ? Pourquoi ai-je ressenti cette émotion à ce moment précis ?

Un test révolutionnaire dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer

Comme dit plus haut, il n’existe pas de traitement contre la maladie d’Alzheimer. Une fois le sujet touché, il décline peu à peu puisque la maladie s’installe et se développe. Le patient se retrouve juste accompagné et aidé au mieux. Il est souvent pris d’angoisses, parfois violentes, parce qu’il ne comprend pas ce qui lui arrive. Les recherches sur la maladie se poursuivent. Les soignants espèrent un jour trouver des traitements, des méthodes de soin, qui rendent la vie des patients plus agréables. Et pourquoi pas un jour trouver le moyen de guérir cette maladie ?

Une récente étude a mis en évidence une avancée majeure dans la lutte contre la maladie. D’après cette étude, la présence de la maladie dans le sang se repère jusqu’à 17 ans avant les premiers symptômes. Malgré l’absence de traitement, c’est une bonne nouvelle pour les personnes concernées. En effet, si le diagnostic est établi des années avant les premiers symptômes, alors la prise en charge est meilleure et il est possible de ralentir le plus possible la dégénérescence des neurones.

« Nous prévoyons d’utiliser le test de mauvais repliement pour établir une méthode de dépistage pour les personnes âgées et déterminer leur risque de développer la démence d’Alzheimer« , indiquent les chercheurs à l’origine de cette étude révolutionnaire. Chaque jour, la science et la médecine évoluent. De quoi laisser espérer un avenir où la maladie d’Alzheimer pourra être traitée.

Comment accompagner un patient malade ?

Si on pense évidemment aux personnes touchées par la maladie, on pense aussi aux personnes qui accompagnent ces personnes. Psychologiquement, il est bien sûr toujours extrêmement violent de voir un proche ne pas nous reconnaître. Mais avant cela, la maladie s’exprime par des pertes de mémoire. Il ne faut pas dire à la personne touchée qu’elle doit savoir, que vous lui avez déjà dit. C’est inutile. Son cerveau est désormais incapable de se rappeler quoi que ce soit, et ses souvenirs commencent à disparaître.

La meilleure chose à faire est simplement d’accompagner une personne malade. De lui montrer que vous êtes là, que vous l’aimez. C’est bien sûr extrêmement dur, mais c’est la seule chose à faire.