Un bébé de 7 mois défiguré à cause de « morsures humaines » : ses parents placé en garde à vue !

Dans le Gard, un bébé a été hospitalisé d’urgence après avoir présenté de graves blessures au visage. Les parents sont en garde à vue.

Source : iStock

D’où viennent ces blessures ? Des enquêtes sont actuellement menées pour donner une réponse à cette question. Toutefois, une horrible hypothèse semble déjà se préciser. Tous les détails dans cet article.

Des morsures d’origine humaine

Les faits ont eu lieu vendredi 22 juillet 2022. Ce jour-là, le personnel de l’hôpital d’Alès ont vu débarquer un bébé présentant de profondes traces de morsures. Tout juste âgé de 7 mois, le petit bout de chou a vite été placé aux urgences pédiatriques en raison de la gravité de son cas.

Fort heureusement, grâce aux efforts des médecins, ses jours ne sont plus comptés dorénavant. Concernant les morsures en question, leur origine intrigue beaucoup les médecins et les enquêteurs. Pour cause, comble de l’horreur, il se pourrait que le petit garçon n’ait pas été mordu par un animal.

Lors d’une interview accordée à TF1 info, Érick Maurel, le procureur de la ville de Nîmes, avait déclaré :

« Les morsures semblent de nature humaine, mais une expertise médico-légale est en cours pour le confirmer ou infirmer. »

Le bébé, mordu à la joue et à l’oreille

Selon les informations d’Objectif Gard, le bébé, originaire d’un village de la périphérie de Nîmes, avait été mordu sur la joue et au niveau d’une oreille. Mais qui a bien pu commettre un acte aussi horrible ?

Chargés d’enquêter sur cette affaire, les gendarmes de la compagnie d’Alès déterminent encore les circonstances du drame. Toutefois, si l’hypothèse de la morsure humaine est exacte, aux micros de France 3 Occitanie, Érick Maurel avait indiqué que les investigations seraient orientées vers les membres de la famille ou des très proches. Cela étant donné l’âge de la victime.

Une enquête a été ouverte

Vendredi, après que le bébé de 7 mois a été pris en charge par le CHU de Nîmes, une enquête pour « violence sur un mineur de moins de 15 ans » a d’ores et déjà été ouverte.

Selon Midi Libre, les parents du petit garçon ont été placés en garde à vue, puis remis en liberté. Le journal affirme également que ces derniers étaient logés avec leur enfant chez des tiers. À noter que ces informations n’ont pas encore été confirmées par le procureur de la république.

Police
© iStock

En tout cas, il précise que l’enfant fait dorénavant l’objet d’un placement. Cette histoire fait écho à celle d’un autre bébé de 7 mois dont la vie aurait pu se terminer bien trop tôt car on lui avait fermé la porte aux urgences.

Le bébé avait du mal à respirer

Interviewé par Ouest France, la mère du bébé en question, une dénommée Iman Couasnon, avait décrit le terrible incident comme « la peur de sa vie ». Le 11 juillet 2022, son fils, Abel, avait de la fièvre pendant toute la journée. Cependant, vu que le petit garçon est en pleine croissance dentaire, elle et son conjoint ont décidé de ne pas trop s’inquiéter.

Sauf que le soir, les choses ont empiré : l’enfant avait du mal à respirer. Ni une ni deux, ses parents l’emmènent dans l’hôpital le plus proche de chez eux, en l’occurrence le centre hospitalier Côte de Lumière. Seulement voilà, arrivés sur le lieu, on leur a refusé l’entrée aux urgences.

La personne au bout de l’interphone leur a dit qu’il n’y avait pas assez de médecins. Iman Couasnon lui a alors supplié de l’aider, car son bébé ne pouvait plus respirer, en vain.

Le regret de la mère du bébé

Totalement désemparés, les deux parents décident de rejoindre par téléphone le SAMU, mais sans réponse. Ensuite, ils appellent les pompiers qui leur redirigent vers le SAMU, mais toujours sans réponse.

Le couple décide alors de partir dans un autre centre hospitalier. Sur la route, il appelle une troisième fois le SAMU et entend enfin une voix au bout du téléphone. Un médecin leur explique alors que le bébé doit faire une laryngite.

Heureusement, tout comme la vie du bébé mordu, celle d’Abel n’est plus en danger. Et ce, grâce à « l’assistance et la persévérance de plusieurs médecins, infirmières et pédiatres de la Roche », affirme sa mère. Toutefois, cette dernière déplore le rejet dont son fils a été victime.

« Je comprends qu’il y ait du monde, mais il faut vraiment réévaluer les priorités. Un bébé qui n’arrive plus à respirer, on le fait passer avant », a-t-elle déclaré dans les colonnes du magazine Ouest France.