Smic, pass sanitaire, Livret A, LEP : voici tout ce qui va changer le 1er août !

Le 1er août, en raison de l'inflation, de nombreuses revalorisations sont attendues. Voici un point sur l'ensemble des mesures prévues.

Source : iStock

À compter de début août, de nombreuses mesures vont surprendre les Français. Une population qui subit une inflation galopante depuis quelque temps. Nous vous proposons un tour complet des hausses à venir. 

L’augmentation du SMIC

Excellente nouvelle pour les salariés percevant le salaire minimum. Le SMIC a déjà été augmenté quatre fois en moins d’un an. Le Code du travail prévoit une revalorisation automatique du SMIC en cours d’année. Et ce, dès que l’indice des prix à la consommation évolue de plus de 2% par rapport à l’indice retenu pour le dernier SMIC.

 

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Comme le souligne Ouest-France, cette hausse de 2,01 % fait passer le salaire minimum à 1 329,06 € nets par mois. Et ce, pour un travailleur à temps plein, soit un salaire horaire de 8,76 €. Pour les fonctionnaires, le point d’indice a quant à lui été relevé. En effet, nos collègues rappellent qu’une augmentation de 3,5 % a fait l’objet d’un décret. Rétroactive, elle entrera en vigueur le 1er juillet 2022 et profitera à 5,6 millions de personnes. 

Une mesure pour les retraites et la “prime Macron”

La hausse de 4 % des retraites de base a été appliquée au mois de juillet. Toutefois, étant donné que celle-ci se règle, comme d’habitude, le mois après, le versement de cette pension revalorisée devrait avoir lieu le 9 août. Une mesure qui profitera à de nombreuses personnes.

 

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Instaurée en 2019, alors que la crise des Gilets jaunes bat son plein, la « prime Macron » se voit triplée du 1er août au 31 décembre. Il s’agit d’une mesure sur la prime exceptionnelle versée par les entreprises, et exemptée d’impôt sur le revenu ainsi que de cotisations et contributions sociales. Et ce, pour les salariés dont les revenus correspondent à moins de trois fois la valeur du SMIC. Son plafond a triplé, atteignant 6 000 euros pour les entreprises ayant signé un accord d’intéressement ou employant moins de 50 salariés. Les autres bénéficient de 3 000 euros.

L’allocation de rentrée scolaire (ARS)

En raison de l’inflation, l’allocation de rentrée scolaire augmentera également de 4 %. Celle-ci concerne plus de 3 millions de familles sous condition de ressources. La mesure en place fait que l’allocation s’élève désormais à 392,05 € pour les enfants de 6 à 10 ans. De 413,69 € pour les jeunes de 11 à 14 ans. Et de 428,02 € pour les enfants de 15 à 18 ans. Il demeure indiqué dans le Dossier familial, qu’elle fera l’objet d’un versement unique le 17 août 2022. Si l’impôt prélevé à la source a dépassé le montant prévu, vous bénéficiez d’un remboursement à partir du 2 août.

L’épargne prend de la valeur, une mesure importante

Dans les tuyaux depuis quelque temps, la revalorisation du taux du livret A à 2% au 1er août. Cela a alors été confirmé par le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, le 14 juillet dans les colonnes du Parisien. Ce dernier a par ailleurs précisé que « le taux du livret d’épargne populaire (LEP) passera lui de 2,2 % à 4,6 %. ». 

Comme le souligne Moneyvox, le livret de développement durable et solidaire (LDDS) respecte la courbe du livret A. Et donc passe lui aussi de 1% à 2%. Nos confrères précisent que « si chaque banque est libre de fixer la rémunération de son jeune livret, elle doit au moins être égale à celle du Livret A ». Soit donc 2 % dès le 1er août. Concernant les autres taux en vigueur désormais, Moneyvox précise les hausses. Celui du livret bleu du Crédit Mutuel se situe à 2%, celui du compte épargne logement (CEL) à 1,25% brut et celui du livret d’épargne entreprise (LEE) à 1,5% brut. 

Une mesure pour clore l’état d’urgence sanitaire

Le 1er août marquera également la levée de l’état d’urgence sanitaire. Les mesures de restriction de la vie quotidienne mises en place par ce dernier, que ce soit le pass sanitaire, le port du masque, le confinement et le couvre-feu, ne vont plus exister. Selon le nouveau projet de loi santé, il deviendra possible pour le gouvernement, en cas d’apparition d’une nouvelle variante inquiétante, d’exiger un « simple » test négatif, rappelle TF1 Info.

Une mesure qui vaut aussi pour les voyageurs entre l’outre-mer et la France métropolitaine. Le gouvernement pourra mettre en œuvre ce bilan de santé par décret pendant deux mois. Et ce, au lieu d’un mois initialement prévu par le Sénat. Au-delà, le vote du Parlement devra intervenir.