Inflation : la très mauvaise nouvelle vient de tomber pour tous les consommateurs

Face à l’inflation, une majoration du plafond des promotions sur le prix de vente aux consommateurs a été envisagée avant d’être abandonnée.

Source : Istock

L’idée proposée par Bruno Le Maire ce lundi a été finalement écartée. Il s’agissait de relever le plafond des promotions sur les produits alimentaires. Ceci afin de faire face à l’inflation. Il semblerait que finalement, le gouvernement ait laissé cette piste. Le ministre de l’Économie et des finances, fraîchement reconduit à son poste, a proposé ce lundi de modifier un pilier de la loi EGalim. Son but était d’augmenter le plafond des promotions sur les produits alimentaires au-delà de 34 %. En effet, c’est le pourcentage actuellement prévu par la loi Egalim. L’intention du ministre était d’« élever ce seuil à 50 %. » Ce qui permettrait aux acheteurs de bénéficier « de prix cassés ».

« Il n’y aura pas de remise en question du niveau de promotions »

Après la déclaration du ministre de l’Économie et des Finances, les agriculteurs ont haussé le ton. C’est pour protéger la rémunération des producteurs face à l’inflation que cette règle des 34 % de la loi EGalim 2 a été pensée. Le patron de Bercy a donc eu une rencontre avec Christiane Lambert (présidente de la FNSEA) et Arnaud Gaillot (président du syndicat Jeunes Agriculteurs).

Après cette rencontre, la présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles s’est prononcée. Elle a ainsi déclaré au micro du Figaro qu’« il n’y aura pas de remise en question du niveau de promotions. »

« Cela aurait mis la filière agroalimentaire en grosses difficultés », a-t-elle expliqué.

L’entourage du ministre a confirmé ce que Christiane Lambert a dit. Bruno Le Maire a pris en compte les inquiétudes du monde agricole. C’est pourquoi, « il préfère écarter cette proposition » selon Bercy. Ce dernier a été clair et a précisé le fait qu’il s’agissait avant tout d’une proposition et non d’une décision.

Cependant, toujours selon l’entourage du ministre, ce dernier travaille pour qu’il y ait des compromis. Il veut concilier prix bas pour les consommateurs et juste rémunération pour les producteurs.

Des chiffres inférieurs à ceux de l’année 2021

Une étude a été menée par l’institut NielsenIQ. D’après celle-ci, les chiffres des promotions depuis le début de l’année sont inférieurs à ceux de l’année précédente. Sur les produits alimentaires, les chiffres moyens des promotions s’élèvent à 21,7 %.

Une observation faite sur les 5 premiers mois de cette année. En comparaison, le pourcentage moyen des 5 premiers mois de l’année 2021 était de 22,3 %. Par ailleurs, on constate des chiffres plus élevés sur le rayon beauté. En effet, les taux de promotions s’élèvent à 37,7 % cette année. Alors qu’ils étaient de 38,1 % en 2021.

« 10 % doivent revenir aux producteurs »

Très prochainement, une mission de l’IGF sera lancée comme le ministre l’avait annoncé ce lundi. Le but de cette mission est de maintenir le contrôle sur le seuil de revente à perte. En effet, une marge a été imposée aux distributeurs.

Les revendeurs doivent garder une marge d’au moins 10 % sur la vente des produits alimentaires. Ce qui aura un impact positif sur les revenus des agriculteurs. Bruno Le Maire tient à s’en assurer. Il a déclaré que « 10 % doivent revenir aux producteurs ».

« Je veux m’assurer que ces 10 % vont bien aux producteurs », a-t-il ajouté.

 

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La présidente de la FNSEA a déclaré de son côté que « la mission commencera la semaine prochaine ».

Le parlement veut aussi être sur le dossier

Depuis quelques mois, on a enregistré des augmentations de prix dans les distributions. Suite à quoi, il y a eu des contrôles lancés filière par filière. Le but étant de s’assurer que ces hausses de prix soient légitimes. En cas de marges inacceptables avérées, les profiteurs seront sanctionnés. Au parlement, ils sont aussi attentifs à ce dossier.

Le groupe RN à l’Assemblée nationale et le groupe CRCE au Sénat sont du même côté. Ils sont d’accord sur la nécessité d’un lancement d’une commission d’enquête sur les hausses de prix. Par ailleurs, Sophie Primas a fait une annonce ce vendredi. Elle a présidé la commission des Affaires économiques.

Dans son annonce, elle a dit vouloir « se saisir de la question du pouvoir d’achat ». De plus, les causes de l’inflation des prix des produits de grande consommation seront également étudiées. Des éléments seront publiés le 20 juillet prochain. Au sein de l’exécutif, ils se préoccupent surtout de l’inflation. Dans quelques jours, un débat aura lieu au parlement.

Le projet de loi pour la protection du pouvoir d’achat des ménages y sera débattu. Dernièrement, des hausses de prix sont constatées dans l’alimentation. Cela dure depuis quelques mois. Une hausse de facture de 6,2 % a été constatée par l’Insee pendant ce mois de juin. Ce chiffre ne concerne que les produits frais. Les autres produits montrent un seuil plus bas, soit 5,7 %.