Vacances d’été : mauvaise nouvelle, ces restrictions sanitaires pourraient gâcher « vos vacances »

Les restrictions sanitaires se poursuivent à l’entrée du territoire. Les autorités françaises appellent à plus de vigilance pour limiter la propagation du virus.

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En France, une nouvelle vague de pandémie semble arriver en même temps que les vacances d’été. Les autorités françaises se préparent aux restrictions sanitaires pour combattre le virus. L’accès au territoire français sera à nouveau réglementé. Les protocoles longtemps oubliés reprendront du service sur tout l’Hexagone avec l’appui de l’exécutif. Le retour du masque et d’autres mesures sont attendues avec la 7e vague de cette épidémie portée par les variants Omicron BA4 et BA5.

Un nouveau protocole cet été ?

L’épidémie de Covid-19 connaît une dangereuse montée depuis la mi-juin. Dans toutes les régions de France, le taux d’incidence dévoile plus de 700 cas pour 100 000 habitants. Ces chiffres prédisent l’avènement d’une 7e vague.

Le Professeur Jean-François Delfraissy a pourtant déclaré ce jeudi 30 juin sur RTL que cette épidémie ne devrait pas gâcher les vacances d’été des Français. Il ajoute pourtant que les infrastructures sanitaires pourraient être sous tension à la fin de ce mois de juillet. Selon lui :

« On s’attend à 1 500 admissions quotidiennes à l’hôpital d’ici une semaine, c’est-à-dire comme au mois de mars, alors que l’offre de soins est plus faible. »

Mais si aucune prohibition n’est actuellement mise en place, c’est parce que pour le moment, rien ne justifie encore des mesures coercitives.

Devant cette situation sanitaire, ce 28 juin, la Première ministre, Élisabeth Borne a réuni les directeurs des ARS et les préfets. Les stratégies discutées ont pour but de limiter la propagation de l’épidémie. La Première ministre a incité le port du masque dans les espaces clos et les « lieux de promiscuité » comme les transports en commun. Les gestes barrières sont également maintenus. Par contre, l’accroissement du nombre d’hospitalisations ou des cas pourraient entraîner d’autres restrictions sanitaires.

Même si le port de masque n’est pas encore obligatoire, la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon s’est également déclarée là-dessus. Ce 28 juin sur RTL, elle a encouragé les Français à remettre leur masque dans les transports en commun.

Quant aux personnes fragiles et âgées de plus de 60 ans, celles-ci pourront désormais bénéficier de la deuxième dose de rappel dans toute la France.

Se renseigner sur les contraintes des autorités de destination ?

Avant tout départ, chaque voyageur doit porter son attention sur les restrictions exigibles par l’autorité de destination. Toutes ces contraintes sont facilement accessibles sur de nombreuses cartes de destination touristique.

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Les restrictions sont classées selon un système de couleur que les autorités françaises considèrent. En provenance d’un pays classé « vert », tout voyageur non vacciné doit présenter un antigénique de 48 heures ou son test PCR de moins de 72 heures. Depuis un pays classé « orange », en plus des tests précédents, le voyageur doit aussi compléter une déclaration sur l’honneur attestant l’absence de contact et de symptômes de COVID-19.

Ces tests anti-Covid parfois relativement chers, doivent être effectués par les voyageurs concernés sur les lieux de vacances.

Actuellement, les restrictions de nombreux pays sont allégées, et même effacées. Mais quelques pays ont gardé la pratique du test PCR comme le cas des États-Unis. Certains pays comme la Chine et le Japon ont préféré suspendre l’ouverture de leur destination touristique.

Avis mitigés sur les contrôles sanitaires

Devant ces restrictions sanitaires, selon Figaro, Air France a assuré la vérification de tous les documents obligatoires. Les contrôles de la compagnie aérienne se font essentiellement via son service en ligne ou avant l’embarquement. D’ailleurs, à Munich, certains passagers ont affirmé cette vérification du pass sanitaire au guichet d’enregistrement à l’aéroport.

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Cependant, l’enquête menée par Le Figaro révèle des compagnies qui omettent ce contrôle. Quelques passagers affirment qu’aucun examen n’a été fait à l’embarquement ni à l’arrivée en France.
Paris Aéroport donne à Figaro son explication sur le sujet, comme quoi :

« Les voyageurs sont contrôlés dans l’aéroport de départ et non plus systématiquement à l’arrivée. Cela dépend donc surtout des pays de provenance : en effet, les contrôles peuvent être plus ou moins sévères selon les pays. »

L’autre possibilité est la difficulté actuelle que les aéroports et les compagnies aériennes font face. Le flux de voyageurs estival est aggravé par des problèmes de grève ou de recrutement qui annulent des vols. Avec de tels paramètres, la précarité des contrôles à certains niveaux est plus compréhensible. Malgré cela, la hausse du nombre de contaminations pourrait rapidement rendre ces contrôles sanitaires systématiques.

Se préparer à de telles éventualités avant de partir en vacances est donc la meilleure chose à faire. Cela pourrait par exemple impliquer une troisième injection du vaccin ou une réservation du test avant son départ.