Le chèque pour faire les courses : voici le montant et qui sera concerné

Dans le cadre du projet de loi sur le pouvoir d’achat du gouvernement, une prime pourrait être versée aux Français dès la rentrée prochaine.

Source : Capture Twitter

L’inflation sévit en France depuis plusieurs années et le conflit sur le sol européen n’a fait qu’empirer la situation. Face à cela, l’État n’est pas resté les bras croisés. En effet, dès 2019, Emmanuel Macron a mis en place des mesures dans le but d’améliorer le pouvoir d’achat des plus démunis. Annoncé depuis l’année dernière, c’est le chèque alimentaire que les Français attendent avec impatience. Il y a quelques semaines, Élisabeth Borne réaffirme l’intention du gouvernement à mettre en place ce nouveau dispositif. Aujourd’hui, on connaît enfin le montant de cette aide exceptionnelle.

Il s’agit d’une aide d’urgence

L’inflation en France est de notoriété publique. Outre l’envolée des prix à la pompe, les produits alimentaires connaissent aussi une hausse record. Pour le prix du carburant, le gouvernement a déjà proposé aux Français une remise de 18 centimes sur le litre. Qu’en est-il des produits alimentaires ? C’est là que le chèque alimentaire entre en scène.

Cette prime permettra aux familles de faire les courses. Dans sa récente prise parole, Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, a donné quelques précisions sur le projet de loi pouvoir d’achat. Ce dernier inclut notamment une « aide d’urgence alimentaire » dont 9 millions de Français pourraient bénéficier dès cet automne.

Qui sont les bénéficiaires ?

Comme nous venons de le dire, cette prime s’adresse à 9 millions de Français ayant de faibles revenus. En ce sens, certains bénéficiaires des aides de la CAF telles que le RSA, l’APL ou l’AAH seront concernés. Les jeunes de 18 à 25 ans pourraient aussi bénéficier de ce chèque. Quelques critères d’éligibilité sont pris en compte.

Bien que cela fasse rêver, la mise en place de ce dispositif d’aide reste incertaine. En effet, il s’agit encore d’un projet de loi. Autrement dit, tout dépend de la décision du parlement. Si les députés valident le projet de loi pouvoir d’achat, alors le fameux chèque alimentaire verra le jour. Dans le cas contraire, il y aura zéro aide.

Il convient de noter que « l’aide d’urgence alimentaire » n’est pas la seule mesure de ce dispositif sur le pouvoir d’achat. Il y a aussi un second dispositif qui est « l’aide au mieux manger ». Et cela, Olivia Grégoire le confirme en disant que cette prime n’est que le début d’une stratégie bien pensée.

À combien s’élève la prime ?

Contrairement au chèque énergie, cette aide ne sera pas envoyée à la poste. À croire les mots de la Première ministre Élisabeth Borne, l’aide sera directement versée sur le compte bancaire des bénéficiaires. En ce, en une seule fois. Si le chèque alimentaire proprement dit ne sera distribué qu’en 2023, avant cela, une prime alimentaire d’urgence sera versée par l’État en septembre 2022.

Quant à son montant, cela dépend du nombre d’enfants à charge. À noter qu’Olivia Grégoire s’est exprimée à ce sujet lors de son déplacement à La Chapelle-sur-Erdre.

« On souhaite prévoir une indemnité alimentaire d’urgence de 100 euros par foyer et 50 euros par enfant pour 9 millions de personnes et on travaille en complément sur un chèque alimentaire plus qualitatif pour accéder à des produits bio, frais et locaux », a confié la porte-parole du gouvernement.

Olivia Grégoire n’a pas manqué de souligner :

« Alors que l’inflation galope, il ne faut pas aller au trot sur ces sujets et nous espérons que les oppositions vont nous suivre. »

Prime inflation : responsables des versements

À l’issue des législatives, Emmanuel Macron n’a pas eu une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Ce qui pourrait avoir des répercussions sur la mise en place du projet de loi pouvoir d’achat, donc la prime 100 euros. Si cette dernière sera versée un jour, il est important de demander le ou les responsables des versements.

Toujours est-il que pour l’heure, aucune information à ce sujet n’a été révélée. Il faut savoir que l’organisme chargé du versement peut changer en fonction du statut du bénéficiaire. C’est par exemple le cas de la prime inflation qui a été distribuée à 38 millions de Français en début d’année.

À l’époque, voici comment c’était réparti :

  • Les bénéficiaires des minimas sociaux : la CAF
  • Les demandeurs d’emploi : le Pôle Emploi
  • Les fonctionnaires : l’État
  • Les retraités : le CNAV
  • Les salariés : l’employeur
  • Les indépendants : l’Urssaf