Pénurie : ce plat emblématique adoré des Français à petits budgets menacé de disparition

Ce plat phare de la Grande-Bretagne risque de disparaître à cause d’une pénurie de poissons. On vous explique tout dans cet article.

Source : Istock

Les temps sont durs au Royaume-Uni. L’industrie de la restauration traverse une crise sans précédent. À cause d’une pénurie de poissons, un plat populaire du pays risque de disparaître des menus. Les restaurants en France pourraient être concernés.

Le Fish and chips pourrait disparaître

Il s’agit ni plus ni moins du Fish and chips. Au Royaume-Uni, qui ne connaît pas ce plat ? À base de poisson frit et pané, ce plat est un emblème de la gastronomie britannique. On le sert généralement avec des frites. C’est un plat accessible à tous par son prix. Et c’est le favori de tout le monde. Même le Prince Charles en raffole.

Cependant, une menace plane au-dessus de ce plat mythique. En effet, les problèmes liés à l’inflation ou aux troubles qui ébranlent l’est de l’Europe touchent beaucoup de monde. Des particuliers aux entrepreneurs, le contexte actuel n’épargne personne. Les restaurateurs craignent ainsi le pire. Le Fish and chips, un plat proposé par beaucoup d’entre eux, pourrait disparaître de leur carte.

 

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Une pénurie de poisson blanc

La cause de cette éventuelle disparition est une pénurie de poisson blanc. En fait, la morue et l’églefin sont pêchés dans les eaux russes. On parle là de 40 % de ces poissons blancs. Or, on connaît tous ce qu’il s’y passe actuellement. Voilà pourquoi les restaurateurs ont du mal à se procurer ces produits fondamentaux à leur activité.

À l’AFP, le propriétaire d’un établissement qui propose ce plat mythique s’est expliqué. Selon ce dernier, qui est dans ce secteur depuis 30 ans, « il n’y a jamais eu de pénurie de poisson. »

« Nous n’avons jamais vu de pénurie sur un produit. Pas comme ce que nous vivons actuellement », a-t-il affirmé.

L’huile de tournesol fait aussi des siennes

L’huile de tournesol est un ingrédient obligé de la recette. Mais il se trouve que cet ingrédient est actuellement difficile d’accès. Lorsqu’on en trouve, son prix est très cher. Pour cause, son pays exportateur est actuellement dans l’incapacité d’en exporter.

Andrew Crook est la présidente de la fédération nationale des professionnels du Fish and chips. Elle a été interrogée par CNN Business. Selon ses dires, le prix de l’huile de tournesol a fortement grimpé entre mars et mai. C’est d’une hausse de 83 % qu’elle évoque.

Comme si cela ne suffisait pas, l’huile de palme s’est vue récemment doubler de prix. Ce qui n’arrange pas les affaires de ces restaurateurs. Cette huile est pourtant un excellent suppléant à l’huile de tournesol.

De plus, d’autres obstacles s’ajoutent à cette pénurie d’ingrédients. Il s’agit de la hausse du coût de l’énergie que tout le monde connaît. Sans parler de l’explosion des prix des engrais. Ces derniers sont indispensables à la culture des pommes de terre entre autres.

Le Fish and chips plus cher qu’avant

Andrew Crook a également parlé de la conséquence de la hausse des prix des ingrédients sur le prix de leur plat. Auparavant, considéré comme « un repas bon marché », le Fish and chips a vu son prix grimper. C’est un choix inévitable.

« Malheureusement, avec la hausse des prix, c’est difficile de protéger vos marges, elles sont anéanties », confie Andrew Crook.

Désormais, pour déguster ce fameux plat, il faut payer plus cher qu’autrefois. Cela veut dire que, si avant on ne payait que 7 livres pour en avoir, actuellement, on doit débourser 8,50 livres. En un an donc, le prix à hausser de 20 %. Il va sans dire que la situation suscite une énorme crainte.

D’ici la fin de l’année, il se pourrait que le tiers des restaurants spécialisés dans ce plat disparaissent. À noter qu’en Grande-Bretagne, on compte 10 000 restaurants spécialisés au Fish and chips. Ce qui fait tout de même beaucoup d’emplois.

Le contexte économique rend les choses difficiles pour les restaurants. Cependant, malgré la hausse des prix de ses concurrents, Pam Sandhu n’a pas augmenté les siens. Il compte encore sur ses fidèles clients. Pam Sandhu est propriétaire du Captain’s fish & chips.

Pour compenser ce manque de poisson, en Angleterre, ils comptaient sur leurs pêcheurs. Toujours est-il que la réalité économique du pays en a décidé autrement. Les problèmes qui s’y cumulent pourraient pousser 3000 enseignes de Fish and chips à la fermeture.