Inflation et pouvoir d’achat : découvrez enfin toutes les nouvelles mesures en préparation du gouvernement

L'inflation continue sur sa lancée, depuis le début de l'année 2022. Pour aider les français, le gouvernement d'Emmanuel Macron prévoit un certain nombre d'aides.

Source : Getty Images

Les retraités votent pour Emmanuel Macron : ils sont les premiers concernés

Est-ce cynique de penser que le président fraîchement réélu a souhaité donner un coup de pouce à ceux qui ont massivement participé à sa réélection ? Cela reste une simple hypothèse. Quoi qu’il en soit, c’est bien la hausse des pensions de retraite qui a été évoquée en tout premier. Une hausse de 4% a, dès le mois d’avril, été évoquée. 

Cette hausse de 4% a été décidée après un rapide calcul fait sur les six derniers mois.  Cette revalorisation prend en compte la projection d’inflation actuelle de l’Insee pour mai, à 5.2%. Cependant, l’inflation de juin, qui pourrait atteindre les 5.4% (toujours selon l’Insee), ne serait pas retenue, car les chiffres définitifs parviennent trop tard pour une indexation au 1er juillet 2022. Ainsi, c’est à partir du mois d’août que les retraités pourront bénéficier de cette hausse de 4%.

Mais qu’en est-il des plus précaires, ceux qui vivent en partie grâce aux aides sociales ? Ils n’ont pas été oubliés !

 

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RSA, prime d’activité, APL : quelles sont les décisions du gouvernement ?

Toutes ces aides vont être augmentées dans l’été 2022 afin de lutter contre l’inflation. Mais cela ne ravit pas tout le monde puisque, pour certains, c’est simplement de la poudre aux yeux. On vous explique pourquoi. Pour commencer, le RSA va également être augmentée de 4%. 

Comme le révèle les calculs de Dossier Familial, le montant forfaitaire pour une personne seule sans argent est de 563.68 euros. Avec la revalorisation de 4%, l’augmentation est de 22 euros, pour un total de 586.22 euros. Toutes les personnes qui touchent le RSA sont concernées par cette hausse, peu importe le montant. La prime d’activité, de son côté, sera également augmentée de 4%. En revanche, les APL vont augmenter de 3.5%, et non de 4%. C’est Bruno Le Maire qui a annoncé la nouvelle sur Twitter :

« Jusqu’à fin juin 2023, les loyers ne pourront pas augmenter de plus de 3,5%. Avec l’inflation, ils auraient pu augmenter de plus de 5%. Ce bouclier loyer sera accompagné d’une revalorisation de 3,5% des APL. Face à l’augmentation des prix, nous protégeons les Français. »

Mais ce communiqué ne passe pas pour certains français, qui ont fait entendre leur voix. On pense notamment à la réaction de Ian Brossat, maire adjoint de Paris, en charge du logement : « Dans sa grande générosité, le gouvernement envisage de revaloriser les APL de 3,5% soit 168 millions d’euros. Après les avoir réduites de 15 milliards d’euros dans les 5 dernières années. Je te prends 100, je te rends 1. Elle est pas belle, la manip ? »

Inflation : les français bouclent difficilement les fins de mois

Une récente étude montre que les français ont besoin, en moyenne, de 490 euros supplémentaires par mois pour finir convenablement chaque mois. L’augmentation de ces aides est indispensable, même si en deçà de l’augmentation de l’inflation, pour aider ceux qui sont dans des situations précaires. D’un mois à l’autre, les prix continuent d’augmenter pour atteindre des tarifs historiques. Cela est la simple conséquence de deux ans de crise sanitaire, et de la situation actuelle en Ukraine. La Russie étant coupée du monde par la quasi totalité des pays du globe, les répercussions ne se sont pas faites attendre.

Un dernier effort du gouvernement devrait être fait, dans les semaines à venir, avec la suppression d’une autre taxe. En effet, la taxe audiovisuelle devrait vraisemblablement disparaître pour cette année. Elle est habituellement payée au même moment que la taxe d’habitation. Et comme cette dernière ne concerne plus la majorité des français (et sera définitivement terminée en 2023), il semble logique pour le Président d’en finir avec ce qu’on appelait auparavant la redevance audiovisuelle.

« La contribution à l’audiovisuel public sera supprimée de manière pérenne dès cette année et le financement de l’audiovisuel public sera assuré dans le respect de l’objectif à valeur constitutionnelle de pluralisme et d’indépendance des médias », indique le gouvernement, dans la retranscription d’une communication du ministre de l’Économie Bruno Le Maire à l’occasion du conseil des ministres.