Caf : des millions de Français ne réclament pas cette aide de 330 euros

De nombreux Français négligent des prestations sociales venant de la CAF qui leur revient de droit. On vous explique tout.

Source : Getty Images

Pour ce qui est des questions de dépenses publiques et sociales, la France est l’un des pays les plus généreux. Près de 32 % de son PIB est consacré aux dépenses. Une étude de l’OCDE démontre que ces dépenses-là sont supérieures à la moyenne des autres pays membres. Le pourcentage en moyenne des dépenses financières de ces pays est de 19 %.

Des prestations dans les droits d’un Français

La France dédie la plupart de ces dépenses sociales aux pensions de retraite, aux pensions de réversion ainsi qu’au système de santé. Sauf que la majorité des Français oublient de demander de l’aide en s’adressant à la CAF. Pourtant, ils ont le droit d’avoir ces prestations. La plateforme Mes-Allocs a partagé le résultat de leur recherche.

Aussi incroyable que cela puisse être, plus de 10 milliards d’euros sont comptés dans les caisses chaque année. Le fait est que les destinataires ne viennent pas le réclamer. Pourtant, tout cet argent aurait pu servir pour les aides de logement, le revenu de solidarité active ou la prime d’activité. Au lieu de servir pour ces aides-là, l’argent dort dans les caisses de la CAF.

 

View this post on Instagram

 

A post shared by Novice Club (@noviceclub)

Des aides sociales de la CAF comme le RSA délaissé

Des chercheurs ont fait une fixation sur le RSA ou Revenu de Solidarité Active. Ils ont découvert des sommes surprenantes que les Français ont délaissées. Un bon nombre de familles ne demande pas cette aide sociale de la CAF. Les données de l’année 2018 ont permis à la DREES de remarquer que 600 000 foyers ne se servent pas de leur part du RSA.

Alors que l’un tiers ne réclame pas leur dû à chaque trimestre, l’un cinquième ne les demande pas du tout. Cette allocation destinée aux personnes qui ont un faible revenu et aux personnes sans emploi vaut mensuellement près de 330 €. Les non-réclamations de ce dû entraînent une retenue de 750 millions d’euros dans les caisses.

La recherche de la DREES démontre que les personnes qui ne font pas appel à ces aides sont des couples qui n’ont pas d’enfants, des diplômés, des jeunes. Certains sont des propriétaires qui habitent à Paris ou dans des zones rurales. Selon les données, 49 % sont des couples sans enfants et 16 % des femmes qui élèvent seules leurs enfants ne réclament pas le RSA.

C’est la même chose pour 61 % des propriétaires, 33 % des locataires du parc privé et 15 % des locataires en HLM. Le pourcentage des non-recours au RSA n’a pas changé depuis 2010.

Le Revenu Solidarité Active de la CAF

Tout comme avec la prime d’activité de la CAF, pour bénéficier d’un RSA, l’actualisation des ressources est nécessaire. Comme tout le monde ne peut pas faire de même, la Cour des comptes a décidé de réclamer une amélioration du revenu de solidarité active. Celle-ci demande alors la simplification du versement d’allocation. Pour ce faire, il faut améliorer l’ensemble des outils. Par-là, il faut inclure « la téléprocédure, les simulations et l’automatisation de la déclaration trimestrielle ».

Selon la Cour des comptes, la mise en place du RSA en France est pour éviter qu’un Français dans le besoin ne finisse dans la pauvreté totale. Les « trappes à inactivité » ont pris fin depuis l’instauration de cette aide en 2009. Depuis, près de 2 millions de personnes en bénéficient, soit 46 % d’allocataires. Le financement du revenu de solidarité active en 2019 allait de 15 millions d’euros.

D’un autre côté, la prime d’activité fait partie des aides que les Français ne réclament pas. Cette aide de la CAF revient aux personnes qui travaillent et ont une source de revenus modestes. Elle encourage l’activité professionnelle et en l’occurrence, soutient le pouvoir d’achat d’un citoyen. Instauré depuis 2015, le montant de cette prestation dépend des ressources des membres d’une famille qui vivent sous le même toit.

Pour bénéficier de la prime d’activité, le demandeur doit résider en France, soit au moins neuf mois sur le territoire en une année. Il faut être un Français âgé de 18 ans et plus. Un citoyen suisse ou un citoyen de l’Espace économique européen peut également profiter de cette allocation. Autrement, la personne doit avoir au moins un titre de séjour valide depuis plus de cinq ans.