Pass, mauvaise nouvelle pour votre été, c’était prévisible…

Le Pass vaccinal a certes été suspendu le 14 mars 2022, mais rien n’assure que les QR codes ne reviendront plus. On vous explique pourquoi.

Source : Capture Facebook

En plus des craintes du professeur Gilles Pialoux, la virulence du nouveau variant Ba5 est inquiétante. Tous ces faits remettent en question la liberté jugée « conditionnelle » par le professeur que les Français pensent avoir. À ce rythme, les restrictions ne vont-elles pas revenir ?

L’avis de la direction générale de la santé

Quand les journalistes d’Actu.fr ont contacté la direction générale de la santé (DGS), cette dernière réfute l’idée d’un retour vers la restriction. La réinstallation des obligations du port du masque et le Pass vaccinal n’est pas prévu.

« La pression pesant sur les hôpitaux » qui était la cause des décisions initiales concernant les restrictions a baissé. De plus, « l’épidémie diminue progressivement », donc l’autorité ne prévoit plus d’instaurer à nouveau les mesures prises pendant la crise sanitaire.

Ces avis semblent se baser sur des situations présentes, mais qu’en est-il du futur ? Que va-t-il se passer si les hôpitaux sont de nouveau sous tension à cause de la Covid-19 ? Et si les taux d’hospitalisation remontent de nouveau ? Le président Emmanuel Macron s’est montré prudent en répondant à la question.

Le gouvernement a le droit

Emmanuel Macron a été interrogé sur RTL le 8 avril dernier. Quand on lui a posé la question sur le pass vaccinal si jamais une vague de Covid-19 revient.

Ce dernier a répondu à la question en déclarant que la loi donne la possibilité au gouvernement d’utiliser le pass vaccinal jusqu’en juillet. Si la situation s’aggrave au point d’atteindre de nouveau les limites franchies par les premières vagues de la Covid-19, le président dit qu’il « ne faut pas s’interdire de réutiliser le pass vaccinal ».

Lors de son passage sur la chaîne, il a également parlé de la levée du masque dans les transports. D’après ce qu’il a déclaré, si la pression sur l’hôpital baisse, il serait possible de ne plus porter de masque dans le train. Il souligne encore que si les cas d’infection Covid-19 ne se maîtrisent pas, le masque pourra revenir.

« C’est un instrument dont on a vu qu’il était intelligent et proportionné » a-t-il expliqué.

La situation actuelle dans les hôpitaux et le variant Ba2

Le samedi 9 avril, les chiffres de Santé Publique étaient plutôt rassurants. La situation à l’hôpital se stabilise. On peut constater une diminution dans le nombre de patients souffrant de la Covid. En effet, 1 543 patients étaient pris en charge dans les services de réanimation et les soins critiques.

Le chiffre représente 11 cas de moins que le jour d’avant. Même si tout semble progresser pour le meilleur, le professeur Antoine Flahault craint une potentialité de changement. Le variant Ba2 en serait la cause. Lors de son passage dans un journal suisse La Tribune de Genève, il avait expliqué son avis sur ce variant.

« Je pense que l’on sous-estime en Europe la virulence du nouveau variant Ba2 qui est en train de devenir dominant un peu partout dans le monde », avait expliqué le directeur de l’Institut de santé globale.

Quand il était sur le plateau du Parisien, l’épidémiologiste a été directe sur le sujet d’une nouvelle vague.

« Une nouvelle vague débute en Europe de l’Ouest », a-t-il prévenu.

Le déroulement de l’élection du 10 avril

Pour rappel, le déroulement de l’élection présidentielle 2022 a fait demeurer une crainte sur la propagation du virus Covid-19. Les électeurs ont été mélangés en masse lors du premier tour qui s’est déroulé le 10 avril. Les autorités ont insisté qu’il était nécessaire de toujours respecter les gestes barrières. Le port du masque n’était pas obligatoire sur les lieux où les élections se sont déroulées. Il était tout de même fortement recommandé.

En plus des risques que pouvait présenter un tel rassemblement, il y a eu un autre détail qui peut intensifier les inquiétudes. Chaque Français, qu’il soit positif à la Covid ou non, avait eu le droit de venir voter. Pour limiter une propagation, les bureaux de vote devaient prendre un minimum de mesure. L’utilisation du gel pour se laver les mains est par exemple proposée avant d’entrer dans les bureaux.

Toutefois, ces mesures prises ne sont pas rassurantes vu la virulence des sous-variants de la Covid-19.