Primaire et collège : la très mauvaise nouvelle que les parents redoutaient pour les vacances d’été

Après 2 ans de pandémie et le conflit actuel, les Français s’apprêtent à passer les prochaines vacances d’été sous l’effet de l’inflation.

Source : Capture Facebook

Il y a quelques années, personne n’aurait cru que le monde allait passer par un tel épisode. La pandémie a bel et bien changé la vie quotidienne des Français. En plus de cela, la situation actuelle des choses renforce l’intensité de ce changement. Concernant les vacances d’été qui arriveront bientôt, les Français devront s’adapter face à l’inflation.

Premières vacances d’été après la pandémie

Les Français ont été privés de vacances à cause de la crise sanitaire. Cette année, avec la levée des restrictions, de nombreux Français projettent de partir en vacances. Certains partent à l’étranger et certains restent dans l’hexagone. Le but est de se relaxer, mais également d’aller rejoindre les familles éloignées.

En effet, près des 70 % des réservations de vol sont des voyages pour rejoindre les proches. Même avec l’inflation qui a engendré l’augmentation des dépenses pour un voyage, les Français sont prêts à faire des concessions. Après tout, le but est de se réunir avec la famille. Cet été, une femme va emmener sa fille au Maroc pour les vacances.

« On serre la ceinture un petit peu », avait expliqué la mère de famille.

Didier Arino, évoque dans une interview chez la Matinale week-end de RMC le « retour de la convivialité ».

Été 2022 : en faveur des opérateurs de tourisme

Dans la même interview, le dirigeant de Protourisme, avait également parlé de l’inflation et de son impact sur les vacances d’été des Français. « Les vacances vont coûter 12 % plus cher cette année » avait-il expliqué. Beaucoup de Français devront donc faire « des sacrifices et des arbitrages » pour leurs vacances.

Par exemple, une famille de quatre personnes doit avoir un budget de 1 900 euros pour partir en vacances. Le dirigeant du Protourisme a fait une remarque sur comment certains Français régularisent les dépenses dans le transport.

« Les Français préfèrent partir sur une période plus longue, mais moins loin » pour « éviter la multiplication des courts séjours » a-t-il expliqué.

Pour diminuer les autres dépenses, ils choisissent de faire des activités gratuites. Certains préfèrent se faire à manger et faire du pique-nique au lieu d’aller dans les restaurants. Par ailleurs, l’année 2022 « s’annonce comme une très bonne saison ». D’après ce qu’a expliqué Nicolas Dayot, président de la fédération nationale de l’hôtellerie de plein air. « Les gens ont réservé plus vite ». Les Français ont besoin de plus de vacances.

Ils ont donc présumé que d’autres Français partiraient plus dans toute la France. Donc, par peur de ne pas avoir de la place, ils ont vite réservé. Nicolas Dayot a également expliqué que « la fréquentation est en hausse » cette année. Les opérateurs de tourisme seraient en avance de 18 % de chiffre d’affaires comparé à celui de 2019.

« C’est considérable », a-t-il ajouté.

Changement de plan face à l’inflation

En effet, la grande majorité des Français ont choisi d’autres plans pour la pause estivale. Cette année, d’autres activités comme le camping ont intéressé plusieurs Français. Les réservations ont dépassé celles de 2019. Frédéric fait partie de ceux qui ont opté pour cette activité.

Il travaille dans un chantier et élève quatre enfants. La hausse du prix du carburant, la baisse du pouvoir d’achat lui a fait changer d’avis. Il n’y aura pas de vacances à l’étranger. Sa famille passera les vacances d’été en bord de plage et camping. » Et même si la famille va rester en France en faisant le camping, le calcul du père présume que cela va lui coûter près des 5 000 euros. Ce qui est un budget assez important.

Dans le cas de Laetitia, le cap sera dans le sud. Avec son fils de 11 ans, la maman vit du RSA. Pour éviter le coût d’un hôtel, ils iront vers la famille. Toutefois, ils ont dû mettre de côté pour organiser ce voyage. En faisant un calcul en combinant les dépenses en péage et l’essence pour le voyage en aller-retour, la maman a déjà une somme de 400 euros.

« Plus les dépenses, une glace par ci… il faut y penser bien avant », dit-elle.

Une anticipation que beaucoup d’autres français doivent prendre en compte pour passer les vacances sans que l’inflation leur vide totalement les poches.