Elle donne son rein pour sauver sa patronne et se fait licencier comme une malpropre…

Une employée donne son rein pour sauver la vie de sa patronne, mais cette dernière n’hésitera pas à la licencier quelque temps après la greffe.

Source : Capture Facebook

L’injustice serait le mot pour résumer cette histoire aussi incroyable que cauchemardesque. L’histoire de cette employée invite vraiment à réfléchir avant de sacrifier un de ses organes pour une autre personne. Elle s’est portée volontaire pour sauver sa patronne, mais à peine quelques mois plus tard, elle se fait renvoyer. La jeune femme n’est pas restée les bras croisés. Elle décide de porter plainte auprès de la Commission des droits de l’homme à New York pour discriminations contre l’entreprise où elle travaillait.

La rencontre

L’histoire commence au début de l’année 2009. À Long Island, Deborah Stevens, âgée de 47 ans, fait la rencontre de Jackie Brucia qui avait 61 ans. Cette dernière était l’une des responsables d’une entreprise américaine nommée Atlantic Automotive Group (AAG).

Quant à Déborah ou Debbie, elle était employée dans la même entreprise automobile. À cette époque, Debbie ne s’imaginait pas une seule seconde qu’elle allait un jour souhaiter ne pas avoir croisé le chemin de Jackie Brucia…

Source : CBS

Besoin d’une greffe rénale

Debbie, une mère divorcée, décide de quitter l’entreprise en juin 2010. La petite famille qu’elle forme avec ses deux enfants part s’installer en Floride. Après le déménagement, elle passe rendre visite à ses vieux collègues de l’entreprise. Elle retrouve également Jackie Brucia. Au fil de leur discussion, cette dernière lui confie alors d’avoir un souci de santé.

Jackie confie à son ex-employée qu’elle avait besoin d’une greffe de rein. À ce moment-là, Jackie Brucia avait déjà un donneur qui était un membre de sa famille. Mais cela n’a pas empêché Debbie de se porter volontaire pour faire don de son rein. Au cas où les choses ne se déroulent pas comme prévu, Debbie sera le donneur en plan B.

Chose promise, chose due

À la fin de l’année 2010, Debbie revient vivre à Long Island. Dans la même initiative, elle veut retrouver un emploi au sein de l’entreprise AAG. Elle a donc postulé pour un emploi auprès de Jackie Brucia, ce que cette dernière va accepter.

Source : CBS

Cela faisait deux mois que Debbie était revenue à Long Island. Elle travaillait donc de nouveau pour l’entreprise avec Jackie Brucia comme étant sa patronne. En janvier 2011, Jackie vient demander à son employée si celle-ci tenait encore à faire don de son rein. Le fait était que celui qui était prévu au départ ne convenait pas.

« J’ai répondu oui », a confié Debbie.

C’était sa patronne et elle ne voulait pas la voir perdre la vie. Les deux femmes n’étaient pas génétiquement compatibles non plus. Les médecins avaient donc proposé à Debbie de donner son rein gauche à quelqu’un d’autre. Ainsi, sa patronne pourra gagner des places dans la liste des receveurs. Ce que Debbie, aussi naïve qu’elle fût, avait accepté sans hésiter.

Le 10 août 2011, son rein est envoyé dans le Missouri. Sa patronne, quant à elle, reçoit une greffe de rein venant d’un donneur californien, le 19 août 2011.

Une décision qui va bientôt la tourmenter

C’est à partir de ce moment-là que son cauchemar a commencé. L’ablation de son rein a évidemment eu des effets sur sa santé. Elle tombe malade et souffre de quelques lésions aux jambes et des problèmes digestifs. Comme elle n’était pas encore en état de retourner travailler, elle demande un congé maladie. Les choses se sont compliquées, car cette demande n’était pas du goût de sa patronne.

« Elle m’a dit que je ne pouvais pas aller et venir à ma guise », avait confié Debbie.

Source : Polaris

Jackie Brucia n’avait fait preuve d’aucune empathie. La patronne avait fait comprendre qu’elle ne voulait pas que les gens pensent que Debbie bénéficiait d’un traitement de faveur. Jackie n’avait pas hésité à réprimander et d’humilier celle qui lui avait sauvée la vie devant les autres employés.

La patronne tyrannique va aller jusqu’à dénier la rétribution des heures supplémentaires de Debbie Stevens. Ensuite, elle la mute vers une annexe de l’entreprise qui se trouvait à 80 km. Debbie se met à avoir des symptômes d’angoisse au point de consulter un psychiatre. Quand elle décide de faire appel à deux avocats pour faire valoir ses droits, sa patronne la licencie.

L’entreprise déclare alors dans un communiqué que c’était « regrettable qu’un employé utilise un acte de générosité pour faire une réclamation sans fondement. La société l’a traité de manière appropriée. »

Debbie est toujours aussi empathique malgré ce que sa patronne lui a fait vivre. Elle a affirmé ne pas avoir regretté d’avoir donné son rein pour sauver la vie d’une personne. Pour sa patronne, Debbie dit que celle-ci lui a pris son cœur.

Cette affaire est portée devant la justice et les juges décideront pour déterminer quelle partie a été abusée par l’autre. Si Déborah Stevens gagne l’affaire, elle en ressortira avec des millions de dollars comme compensation.