Pouvoir d’achat : ce que prévoit le gouvernement pour l’alimentation, les pensions, l’énergie…

Les derniers événements ont provoqué une inflation globale. Le gouvernement prévoit d’intervenir face à la baisse du pouvoir d’achat des Français.

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La prime « Macron » consiste à aider les Français face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Le gouvernement met en priorité le fait de protéger les concitoyens face à la hausse des prix existant actuellement. Des mesures ont donc été prises et elles seront appliquées dès l’automne prochain. Voici certaines conclusions prises par l’État.

Une nouvelle indemnité inflations dans l’alimentation

Les familles modestes sont celles qui profiteront de cette nouvelle indemnité. Bruno le Maire, ministre de l’Économie, explique que l’objectif est d’aider ceux qui ne peuvent pas s’alimenter correctement.

Le versement se fera directement sur le compte en banque, et ce, en une fois. Le montant se fera en fonction de chaque famille. Le nombre de foyers qui bénéficiera de ce versement n’a pas encore été évoqué. Le chèque alimentaire étant une nouvelle fois repoussé, à sa sortie, il sera en particulier pour les produits de qualité et des produits bios.

Les mesures sur le plan énergétique

La remise sur le carburant qui a été instaurée depuis le 1er avril sera prolongée jusqu’à la fin du mois d’août. Du mois d’avril jusqu’au mois de juin, 3 milliards d’euros ont été utilisés pour cette remise à 18 centimes du carburant. Cette prolongation requerra un arrangement dans la loi de finances rectificative. Un procédé qui vise les « gros rouleurs » prendra le relais.

Le « bouclier tarifaire » sera aussi prolongé jusqu’en décembre. Le coût du plafonnement des prix du gaz et de l’électricité a été estimé à environ 14 millions d’euros pour cette année. Cette somme peut changer en cas des évolutions du cours du gaz.

L’intervention sur les organisations sociales

Au mois de mai dernier, Olivier Dussopt a confirmé que les pensions de retraite allaient être réévaluées. Et ce, « dès le retrait de juillet, versé le 9 août », a-t-il affirmé. L’indexation comprend les retraites de bas, les retraites complémentaires qui sont dirigées par les partenaires sociaux.

Avec l’inflation qui dépasse 5 % de ce qu’étaient les prix il y a un an. Ce mardi 7 juin, la Première ministre a annoncé que la hausse des pensions s’élèvera de 4 %. Une deuxième augmentation des pensions retraite pour 2022 après les 1 % d’amélioration après l’intervention de janvier.

D’autre part, le gouvernement prévoit aussi de réévaluer certaines indemnités sociales. Comme le RSA, l’allocation adulte handicapée et autres… En avril dernier, la prestation avait augmenté de 1,8 %. L’association APF France Handicap réclame au président de la République une « augmentation significative au 1er juillet 2022 de l’AAH, des pensions d’invalidité et des rentes d’accident du travail, ainsi que pour le RSA et l’ASPA dont bénéficient également de nombreuses personnes en situation de handicap. »

Certaines sources au niveau du gouvernement portent à croire que ces prestations augmenteront également de 4 %, soit 2 milliards d’euros. Les fonctionnaires bénéficieront d’une augmentation qui touchera leur indice de base. Les syndicats de la fonction publique réclament 3 % pour la Confédération française démocratique du travail. Et une augmentation de 20 % pour la confédération française des travailleurs chrétiens. Selon le gouvernement, 1 % de hausse coûtera près de 2 milliards d’euros par an à l’État.

Baisses des charges salariales et autres

Les charges des travailleurs indépendants pourront aussi baisser. La prime Macron ayant été triplée cette année, cela va permettre aux entreprises de payer une somme pouvant aller jusqu’à 3 000 €. Une somme qui allégera les salariés sur le plan des cotisations salariales. Le porte-parole de l’ancien gouvernement avait assuré que ces interventions leur feraient économiser près de 550 € l’année au niveau du SMIC.

La redevance audiovisuelle, soit la taxe qui finance les antennes publiques françaises, sera supprimée dès septembre. Ce sera 138 € de gain par foyer. Cette taxe faisait plus de 3 milliards d’euros nets pour l’État français.

La Première ministre Élisabeth Borne fait aussi une requête au gouvernement de penser aux étudiants. Elle a demandé le prolongement du ticket-restaurant universitaire de 1 euro. Pour les loyers, un sondage a été fait pour minimiser l’augmentation des loyers. L’idée d’éviter la revalorisation ne peut se réaliser, mais une adaptation au niveau de calcul sur l’indice de référence pourrait être envisageable.