Michel Sardou sur le point de nous quitter…, il s’exprime enfin et explique tout !

À l’approche des législatives, Michel Sardou s’inquiète de la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon au point de menacer de quitter la France.

Source : ABACA

Michel Sardou n’est pas du genre à avoir sa langue dans sa poche. Il l’a encore montré lors de son entretien avec nos confrères du magazine Paris Match. Le chanteur s’est dit être prêt à quitter l’Hexagone si jamais la gauche emporte les élections législatives et que Jean-Luc Mélenchon est nommé à Matignon. On vous dit tout.

D’aucuns pensent qu’il y a trop d’impôt ?

Michel Sardou n’est pas le seul à le penser. Ils sont nombreux à menacer de quitter la France à cause de la situation politique et surtout le poids des impôts. À la veille des élections législatives, la question est encore plus d’actualité. Cela n’est d’ailleurs pas la première fois que les grandes fortunes de l’Hexagone brandissent la menace de quitter la France à cause de ces sujets-là.

Dans le cadre du succès de la comédie musicale consacrée à ses chansons, « Je vais t’aimer », Michel Sardou a accordé une interview auprès de nos confrères de Paris Match. C’était également l’occasion pour le chanteur de parler de sa vie actuelle. Il a confié son bonheur de vivre des jours heureux en Normandie en compagnie de son épouse Anne-Marie Périer.

« Attention, danger ! S’il gagne, je me tire »

À part son travail, il explique s’être passionné par l’actualité française. Sur ce sujet, l’artiste n’a pas manqué de commenter la récente campagne présidentielle qu’il a trouvée particulièrement ennuyeuse. Même si on a depuis longtemps pensé qu’il était de droite, Michel Sardou affirme qu’il n’est actuellement « plus aucun contact » avec les hommes politiques.

Une chose est sûre, même s’il n’est pas du genre à dire pour qui il a voté, il nous est facile de deviner qu’il n’a pas soutenu Jean-Luc-Mélenchon. Le chanteur n’a d’ailleurs jamais été tendre avec la figure emblématique de La France Insoumise. Et cela, même si ce dernier a pu se hisser à la 3e place de la course à la présidentielle avec 21,9 % des suffrages.

« Mélenchon est toujours dans les excès. Maintenant, il se déclare Premier ministre… Attention, danger ! S’il gagne, je me tire. Ou alors je déclare la Normandie duché et je mets des barrières partout », confie l’interprète de « La maladie d’amour ».

L’interprète semble appréhender la victoire de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale aux prochaines législatives. D’après les derniers sondages Elabe pour L’Express-BFMTV, la Nupes à 25 % des intentions de vote.

Cela le place devant la coalition de la majorité présidentielle, baptisée « Ensemble », pour l’occasion. À ce jour, il est assez difficile de savoir quelle coalition va avoir la majorité dans à l’assemblée. Un état de fait qui est loin de rassurer Michel Sardou.

Son avis sur le paysage politique

Le message du chanteur des Ricains (1967) et de La Maladie d’amour (1973) n’est pas passé inaperçu chez les dirigeants de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale. En effet, le chef de file de La France Insoumise a lui répondu sur Twitter.

« Monsieur Michel Sardou, m’accordez-vous un entretien ? Je veux vous convaincre de rester en France quand nous aurons gagné. Beaucoup de Français vous aiment et le pays a besoin de votre affection aussi », avait écrit Jean-Luc Mélenchon.

Une invitation qui n’a pas du tout séduit le chanteur qui est nostalgique du charisme de François Mitterrand, de l’espoir qu’apportait Michel Rocard ou encore la sympathie de Jacques Chirac. Il a bien failli espérer quelque chose de Nicolas Sarkozy, mais ce dernier n’a pas fait long feu. En tout cas, l’artiste assure n’avoir jamais penché pour l’extrême.

« Ce siècle est à chier, assène-t-il. Tel que c’est parti, je me fais du souci. Avec les réseaux sociaux, le climat de délation, #MeToo, l’écriture inclusive et le reste… On nous emmerde pour tout », regrette-t-il.

Interrogé sur la dernière campagne présidentielle, Michel Sardou n’a pas été tendre envers les principaux acteurs de la vie politique actuelle. Entre un Emmanuel Macron qu’il accuse de ne pas faire ce qu’il dit et un Jean-Luc Mélenchon qu’il ne supporte pas, le chanteur de 75 ans semble avoir perdu la foi en la politique.

« S’il y a une chanson à faire sur la politique aujourd’hui, c’est : je n’y crois plus », conclut-il.