Inflation : voici les 10 aliments les plus touchés par la flambée des prix

Quasiment tous les prix sur le marché ont connu des hausses depuis le début de la guerre en Ukraine. Certains plus que d’autres…

Source : © 2sunssalon

Faire les courses est devenu une véritable source de migraine pour le Français moyen. Quant aux prix de la pompe et de la facture d’énergie, n’en parlons même pas ! En 3 mots : c’est la crise ! D’après les chiffres de l’Insee, en à peine 8 mois, le taux d’inflation est passé de 2,1 à 4,8 %, soit plus du double. Et le pire, c’est que le phénomène ne semble pas près de s’arrêter. Voici la liste des 10 aliments les plus touchés par la hausse des prix.

Une affaire de pétrole

Alors que la situation économique française en début d’année n’était pas exemplaire, la guerre en Ukraine l’a clairement empirée. Bien que le gouvernement persiste à sanctionner le plus sévèrement possible la Russie, force est de constater que la France n’est pas indépendante ni du gaz ni du pétrole russe.

La preuve, dès que le Kremlin a fermé le robinet, l’Hexagone s’est retrouvée petit à petit dans le besoin. Cela s’est d’abord manifesté, dès les premières semaines, par une explosion des prix de l’essence. Depuis, ils ont atteint des sommets… En un an, le prix à la pompe a progressé de 28 %, contre 26,5 % en avril.

« Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers », explique l’Insee dans son rapport.

Le lien évident entre l’embargo sur le gaz russe et l’envolée des prix de l’énergie fait l’unanimité. Cela dit, l’Union européenne et ses pays membres ne semblent pas vouloir céder à l’intimidation de Poutine. Par ailleurs, ils prévoient d’interdire jusqu’à 90 % des importations de pétrole russe d’ici décembre 2022.

Cela dit, la Hongrie semble éprouver une certaine réticence et n’a pas manqué de faire entendre sa voix. En effet, le pays est le plus dépendant aux importations russes. Adhérer à cet embargo nuirait donc à son intérêt national. Après, sa voix sera-t-elle entendue ? Pendant ce temps, des millions de personnes souffrent de l’inflation.

Inflation : top 10 des aliments les plus touchés

Sans surprise, le carburant n’a pas été la seule victime de la guerre en Ukraine. Après des premiers mois « calmes », la hausse des prix des produits alimentaires commence aujourd’hui à se faire sentir.

Et ce, sans distinction, qu’il s’agisse de viandes, de légumes, de produits bio ou non. Dans un rapport publié en avril 2022, l’Institut Information Resources Inc a d’ailleurs partagé les aliments qui ont été les plus touchés par l’inflation.

Les voici :

10. les semoules et les céréales

À la base de la pyramide, nous avons les semoules et les céréales, avec une hausse de +7,47 %.

9. Les plats cuisinés à base de pâtes

On voit que la course est serrée, parce que les plats cuisinés à base de pâtes sont à +7,67 %.

8. Les viandes hachées

Toujours dans l’ordre de 7, nous avons à la huitième place les viandes hachées. Elles ont connu une flambée de +7,91 %.

7. Les fruits secs

On monte un peu avec les fruits secs qui affichent +8,16 %.

6. Les cafés torréfiés

Enregistrant le même taux d’inflation que les fruits secs, les cafés torréfiés sont à la sixième position avec +8,16 %.

5. Les moutardes

À plus d’un point de plus, les moutardes sont vendues à +9,26 % plus cher maintenant.

4. Les huiles

Trop bas ? Et pourtant ! En tout cas, ses +9,98 % de hausse lui ont permis de manquer de peu le podium.

3. Les farines

À la troisième position, on franchit la barre des 10 avec les farines qui ont vu leur prix augmenté de +10,93 %.

2. Les viandes surgelées

Quasiment au coude à coude, les viandes surgelées s’en sortent honorablement avec +11,34 %.

1. Les pâtes

La palme est décernée aux pâtes qui pulvérisent ses adversaires avec une hausse de +15,31 % !

Le pouvoir d’achat en chute libre

La situation est telle que notre indice des prix à la consommation, en mai, a atteint 5,2 % sur un an. C’est du moins ce que révèle la première estimation de l’Insee. Il faut savoir que cette valeur n’a pas été atteinte depuis l’automne 1985. Cela donne le ton de la situation actuelle.

Cela n’a bien évidemment pas été sans conséquence sur le PIB qui s’est contracté de 0,2 % durant le premier trimestre. Il faut comprendre que l’inflation a pour conséquence une baisse de consommation vu que le pouvoir d’achat des Français est en chute libre. Vous l’aurez compris, le gouvernement actuel a du pain sur la planche pour redresser la barre.