Taxe foncière : cette mauvaise nouvelle qui va faire grincer des dents

Alors que l’inflation ne cesse de prendre de l’ampleur, les Français doivent aussi payer les impôts. La taxe foncière a d’ailleurs augmenté.

Source : Taxe foncière @Lacs-champagne

Les récents événements n’ont réussi qu’à réduire le pouvoir d’achat des Français qui était déjà déplorable. Entre inflation et pénurie, faire des courses est limite devenu un parcours du combattant pour les classes moyennes et modestes. Malgré cet état des choses, les mauvaises nouvelles ne semblent pas près de s’arrêter. La preuve, au grand dam des propriétaires de bien immobiliers, on vient d’apprendre que la taxe foncière a connu une augmentation. Tous les détails dans cet article.

Taxe foncière : rien ne va plus

Depuis le début de l’année, les Français sont malmenés par une flambée incroyable des prix. Outre l’augmentation du coût de la vie en général, les taxes pèsent encore plus. En l’occurrence la taxe foncière qui vient d’augmenter. Ce n’est pas 1, mais 32 millions de Français qui sont concernés par cette hausse.

Pour connaître tous les détails, il convient de vous rendre à l’administration fiscale. C’est elle qui est seule à même de fixer de manière objective la hausse en question. Pour rappel, cette dernière se calcule en prenant compte de la valeur cadastrale du bien. Autrement dit, chaque cas peut être différent.

En tout cas, la conséquence directe de l’augmentation de la taxe foncière a été la revalorisation des valeurs locatives cadastrales. En chiffre, cela donne 3,4 %. Pour rappel, la valeur de la taxe foncière est intimement liée à la situation économique du pays. Ainsi, s’il y a une inflation des prix sur le marché, elle augmente.

Autant dire que depuis 2018, la taxe foncière a augmenté d’année en année. Si bien que durant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, elle a connu une hausse de 11,4 %. Un chiffre énorme, compte tenu du fait que la courbe du SMIC n’a pas connu le même sort. La crise sanitaire et la guerre en Ukraine ont empiré la situation.

L’augmentation varie selon la commune

Comme vous le savez très certainement, la taxe foncière se paie aux collectivités. Soit la commune, l’intercommunalité ou le département. Peu importe, la date de paiement ne change jamais. Il faut le faire chaque automne. Pour déterminer la somme exacte à payer, l’administration fiscale va se référer à votre situation au 1er janvier.

Si cette procédure est restée la même, force est néanmoins de constater que cette hausse varie selon la commune. À titre d’exemple, nous pouvons comparer la taxe foncière de Tours, Dijon, Annecy et Strasbourg. Les 4 villes ont respectivement enregistré une augmentation de 15,5 %, 5 %, 8,6 % et 12,6 %. La hausse est-elle liée à la concentration de la population ? Toujours est-il que vous avez de la chance si votre commune fait partie des moins touchées par la hausse de la taxe foncière.

À noter que c’est en septembre que vous allez recevoir par courrier votre avis de taxe foncière, généralement 3 semaines avant la date limite de paiement. Vous l’aurez donc deviné, cette année, cette date limite n’a pas encore été communiquée. En tout cas, payez toujours la taxe avant l’échéance.

Les loyers pourraient aussi augmenter

Si la taxe foncière incombe uniquement aux propriétaires, les locataires ont aussi leur part. En effet, une augmentation des loyers est envisageable cette année. Cela est en fait dû à l’augmentation de l’Indice de Référence des Loyers ou IRL. Pour information, chaque année elle augmente, et c’est aux propriétaires de biens immobiliers de décider de l’augmentation de leurs loyers selon la concurrence.

Cette année, avec la guerre en Ukraine, l’IRL a explosé. Pour rappel, au dernier trimestre de l’année dernière il valait 1,61 % alors fin mars 2022, elle a atteint le record de 2,48. Une hausse de presque 1 point ! Il est alors fort à parier que les propriétaires revoient en hausse leurs loyers d’ici l’été prochain. Si l’augmentation semble inévitable, à quel montant nous attendre ?

« En prenant un loyer de 700 euros, si la clause de révision annuelle est actuellement, le loyer va passer à 717,35 euros. 700 euros x (indice de référence des loyers du 1er trimestre de l’année 2022 divisé par l’indice de référence des loyers du 1er trimestre de l’année 2021) », explique BFM TV.

Cela dit, la possibilité d’un gel des prix n’est pas totalement à exclure. D’ailleurs, de nombreuses associations de consommation sont favorables à cette éventualité. L’avenir nous dira ce qu’il va en être !