Delphine Jubillar : les traces de sang sur la couette et dans la voiture révèlent des secrets

Ils sont là ! Les résultats des analyses sur les traces de sang trouvé sur une couette et dans une voiture ont été particulièrement attendus.

Source : Capture Facebook

Cela fait près d’un an et demi que Delphine Jubillar a disparu. Au moment où nous écrivons ces lignes, nul ne sait ce qui est advenu de la jeune femme depuis cette fameuse nuit du 15 au 16 décembre 2020. Les enquêteurs sont sur de nombreuses pistes, mais les preuves concrètes manquent à l’appel. Des traces de sang sur la couette et dans la voiture d’un proche du couple ont suscité un grand intérêt, cela tombe bien, puisque les résultats des analyses viennent de tomber. On vous dit tout.

Sans corps ni scène de crime

La disparition de Delphine Jubillar déchaîne les passions et les folles rumeurs ont circulé au tour de cette histoire. Il y a environ dix-sept mois, toute la France avait les yeux rivés vers Cagnac-les-Mines.

Les gendarmes ont cherché la jeune femme, mais ils n’ont encore rien trouvé. Certains espèrent encore la retrouver vivante, car aucun corps ni scène de crime n’a été trouvé jusqu’ici. D’autres se sont résolus à se dire qu’elle n’est plus de ce monde. La vérité, c’est que nul ne peut déterminer avec certitude ce qui a bien pu se passer en l’absence de preuves concrètes.

 

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Le couple était au plus mal avant cette mystérieuse disparition. Ils étaient sur le point de se séparer et ne dormaient plus dans la même pièce. La jeune infirmière avait d’ailleurs un amant. Les voisins auraient même entendu des cris émanant de ce qui semblerait être une violente dispute la veille de la disparition de la maman de Louis et Elyah.

Une lessive suspecte

Depuis le mois de juin dernier, son mari, Cédric Jubillar a été placé en détention provisoire pour homicide sur conjoint. Il faut dire que les enquêteurs ont été surpris de voir que le matin de la disparition de sa femme, le plaquiste de Cagnac-les-Mines ne s’est pas trop foulé pour chercher la mère de ses enfants. En arrivant chez lui, ils l’avaient trouvé en train de faire la lessive. Une drôle d’activité pour quelqu’un qui n’arrivait pas à trouver sa femme.

En parlant de lessive, les enquêteurs ont trouvé deux éléments intrigants chez les Jubillar. Il s’agit des taches de sang trouvées sur la couette qu’utilisait la jeune mère de famille ainsi que dans la voiture d’un ami de la famille. Les analyses effectuées sur ces traces de sang viennent de donner leur verdict.

Ce drap avait particulièrement attiré l’attention des enquêteurs parce qu’ils l’avaient trouvé dans la machine à laver le matin de la disparition de Delphine Jubillar. C’était la couette qu’elle a utilisée pour dormir cette nuit-là. Les enquêteurs voulaient savoir pourquoi Cédric Jubillar était si pressé de le nettoyer.

Des résultats presque surprenants

Au mois de janvier 2022, les gendarmes ont décrit dans leur rapport que Delphine Jubillar avait pour habitude de dormir dans le salon, le drap qu’elle utilisait ne s’y trouvait plus. Cédric Jubillar a prétexté cette lessive par le fait que leurs chiens aient uriné dessus. Les juges d’instruction ont demandé des expertises sur cette couverture ainsi que sur la housse de couette qui l’accompagnait. Finalement, il a été établi qu’il n’y avait aucune trace de sang humain.

Des expertises ont également été menées sur la voiture d’un ami de Cédric Jubillar. Au mois de février 2022, il a été révélé que les enquêteurs ont trouvé pas moins de sept traces de sang dans le coffre de ce véhicule. Les différentes analyses effectuées ont prouvé que ce n’était pas de l’hémoglobine. Il n’y avait pas de sang, mais de la sueur dans cette fameuse 306 blanche.

Le suspect idéal ?

Si ces deux derniers résultats penchent plutôt en la faveur de Cédric Jubillar, d’autres l’incriminent. Les lunettes que portait l’infirmière de nuit du Tarn pour regarder la télé avec ses enfants, la nuit de sa disparition, étaient brisées par une force extérieure.

Dans le témoignage de leur enfant, il est stipulé que le couple s’est violemment disputé cette nuit-là. Après une évaluation de son comportement, les experts ont conclu que le peintre-plaquiste âgé de 34 ans vivait difficilement l’échec de leur mariage. Autant d’éléments qui poussent les avocats de l’accusation à croire en sa culpabilité.