Un chèque carburant versé par les entreprises aux Français comme la prime Macron ? On vous dit tout !

La remise de 18 centimes d’euros à la pompe qui a été mise en place par le gouvernement prendra fin le 31 juillet 2022. Le MEDEF propose une solution.

Source : Panoramic

Les prix du carburant sont montés en flèche ces derniers temps. Cela a un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français. Dans un premier temps, le gouvernement a mis en place une mesure qui permet d’avoir une réduction de 18 centimes d’euros à la pompe. Pour ce faire, un « bouclier tarifaire » énergétique de plus de 26 milliards d’euros est mis sur la table. Toutefois, cela coûte trop cher à l’État et l’exécutif voudrait bien mettre en place un dispositif plus pérenne.

Chèque carburant, une proposition du MEDEF

En lieu et place de cette ristourne, le MEDEF propose l’instauration d’un chèque carburant distribué aux salariés sur la base du volontariat. Le mardi 24 mai 2022, Dominique Carlac’h, vice-présidente du Medef, a expliqué leur plan au micro de BFM Business.

« C’est ce que nous proposons au Medef. C’est un peu le principe de la prime Macron, défiscalisée, désocialisée. [Ce chèque carburant] serait distribué aux salariés qui ont besoin d’utiliser leur voiture pour aller au travail et serait défiscalisé, désocialisé », explique-t-il.

D’après le patron du MEDEF, cette aide devrait s’élever à 200 €, même si tous les acteurs sont invités à se mettre autour d’une table pour discuter. Elle a pensé que cette aide devrait être une « mesure conjoncturelle » qui dépendra de la baisse ou non de l’inflation.

Bercy pense à votre pouvoir d’achat

La proposition du MEDEF pourrait bien séduire le ministère de l’Économie et des Finances. « Nous ne sommes pas fermés aux idées supplémentaires, nous allons instruire cette proposition », a réagi Bercy.

Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique a affirmé avoir fait du pouvoir d’achat sa priorité absolue. Agnès Pannier-Runacher, l’actuelle ministre de la Transition énergétique, s’est aussi exprimée sur le sujet.

Elle a confié au micro de BFMTV que le gouvernement travaille d’arrache-pied pour mettre en place un dispositif plus durable et qui ciblerait surtout les personnes qui roulent plusieurs milliers de kilomètres par an.

Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, a déjà fait allusion d’une aide annuelle de 300 au début de l’année. Selon ce dernier, cette aide sera versée par les entreprises selon le volontariat. Selon les informations recueillies par BFMTV, cette nouvelle mesure prendra la place de la ristourne actuelle. Elle devrait être directement payée par les entreprises comme la prime Macron.

Le nouveau dispositif devrait donc remplacer « l’aide aux transports versée par les entreprises aux intercommunalités » (le remboursement de la moitié du pass Navigo en Île-de-France par exemple). « Il y a des gens pour qui ça coûte cher d’aller travailler aujourd’hui, qui conduisent 40 ou 50 km par jour pour se rendre à leur travail ».

Prime Macron devrait tripler

La prime Macron est une prime versée aux salariés qui gagnent moins de trois fois le SMIC. Cette prime est exonérée d’impôts et de charges sociales. Son plafond actuel est de 1000 €. Dans certains cas, elle peut même atteindre 2000 €.

D’après le porte-parole du gouvernement, un nouveau projet de loi concernant le pouvoir d’achat devrait être proposé à l’assemblée après les élections législatives. La mise en œuvre de ces paquets de mesures dépend néanmoins des résultats du scrutin qui auront lieu les 12 et 19 juin prochains. Si le parti du président n’obtient pas la majorité, il leur sera difficile de faire voter une loi.

« La prime sur le pouvoir d’achat ou prime Macron devra changer de nom, car elle ne sera plus exceptionnelle, mais pérenne », expliquait Olivia Grégoire le 23 mai.

Parmi les mesures prévues dans cette nouvelle loi, il y a l’augmentation de la prime Macron. Ce sera une augmentation conséquente puisqu’il est envisagé de tripler la somme actuelle. Cela se confirmera ou s’infirmera à partir du 20 juin 2022, après que le projet de loi global sur le pouvoir d’achat est passé devant les députés.

Gageons qu’avec la crise actuelle, beaucoup seront heureux de voir leur prime passer de 1000 € à 3000 € net d’impôt et de cotisations sociales. Pour les employeurs, cela ne change pas grand-chose puisque c’est sur la base du volontariat.