De nombreux locataires vont devoir payer plus cher leur loyer à cause, les raisons dévoilées !

L’inflation fait rage en France. Si le prix du carburant a été le premier à s’envoler, aujourd’hui, ce sont les loyers qui connaissent des hausses.

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Alors les Ukrainiens subissent les bombardements russes, le reste du monde se serre la ceinture. Malgré le fait que la France soit une grande puissance, elle reste en proie à la flambée des prix due à la guerre qui a débuté en février 2022. Bien que les hostilités ne durent que depuis trois mois, l’addition est déjà salée.

Outre le bilan humain, l’économie mondiale a pris un sérieux coup. Si bien qu’en France, les pénuries se font de plus en plus nombreuses et l’inflation est devenue un véritable calvaire. Là, on apprend qu’elle vient de toucher le marché de l’immobilier. En effet, de nombreux locataires vont désormais devoir payer plus.

Hausses des loyers : Pourquoi les loyers vont-ils augmenter ?

L’idée que les loyers augmentent est une source d’angoisse pour le Français moyen. D’ailleurs, pourquoi exactement les tarifs doivent-ils être revus à la hausse par les propriétaires ? Pour comprendre cela, il faut d’abord comprendre l’indice de référence. En fait, tous les propriétaires peuvent augmenter leurs loyers chaque année sur la base d’une valeur, l’IRL ou Indice de Référence des Loyers.

Si d’ordinaire elle est relativement stable, en 2022 elle a explosé. Pour avoir un aperçu, sachez que l’IRL était à 1,61 % en décembre 2021 et 2,48 % à la fin du premier trimestre de 2022. Or, et vous l’aurez compris, l’augmentation de cette valeur, sonne l’augmentation des loyers par les propriétaires de biens immobiliers. La question qui devrait être posée est donc : à combien augmentera le loyer ?

Sur cette question, BFM TV a donné quelques éléments de réponse :

« En prenant un loyer de 700 euros, si la clause de révision annuelle est actuellement, le loyer va passer à 717,35 euros. 700 euros x (indice de référence des loyers du 1er trimestre de l’année 2022 divisé par l’indice de référence des loyers du 1er trimestre de l’année 2021) »

Un gel des loyers est-il envisageable ?

Comment réagira l’État face à cette inflation galopante ? Entre l’augmentation des taxes et des prix de la vie, les Français ne savent plus où se donner la tête. Il faut donc agir vite et fort. À ce propos, des associations de consommateurs proposent une solution très simple : geler les loyers. Est-ce possible ? Et quels sont les impacts de ce genre de mesure sur le long terme ?

« Dans un contexte de hausse des prix extrêmement importante, y compris pour les produits essentiels, les locataires ne pourront faire face à de telles augmentations », souligne un communiqué de l’association Consommation logement cadre de vie ou CLCV.

En tout cas, Bercy semble tenir à ce dispositif. Le quartier de Paris se dit prêt à prévoir un gel des loyers à partir du 1er juillet prochain.

Hausses des loyers : Les mesures pour faire face à l’inflation

Le pouvoir d’achat est plus que jamais la première préoccupation des Français. Et ce, même si la guerre a éclaté au sein du vieux continent. Face à cette crise, l’État français n’est pas resté les bras croisés. Pour l’occasion, des dispositifs pour amortir l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat du contribuable ont été mis en place.

Parmi eux, nous pouvons notamment citer les fameux chèques énergie et inflation en vigueur depuis plusieurs mois déjà. La liste des aides proposées par le gouvernement est longue et elle continue de s’allonger depuis fin 2021. Il faut savoir une chose, ces mesures ont un prix et il faudra bien que quelqu’un paie la note un jour.

Si à court terme ce genre d’aides permet d’améliorer un peu le pouvoir d’achat des familles les plus modestes, à terme, ce sont des dépenses colossales. Elles ne sont pas pour autant inutiles. Les économistes semblent être unanimes à ce sujet. Selon une étude de l’Insee, l’État aurait dépensé près de 30 milliards d’euros depuis automne 2021 dans des aides.

« Face à la crise des prix de l’énergie, éteindre temporairement l’incendie chez les ménages ou les secteurs exposés est indispensable », concède le directeur de l’Institut d’économie du climat, Benoît Leguet.

Il n’est pas optimiste pour autant. Selon lui, ces mesures ne sont pas clairement suffisantes pour sortir de la crise.

« Les braises resteront chaudes et s’enflammeront de nouveau à la prochaine crise », a-t-il poursuivi.