Variole du singe : Voici comment détecter les 1ers symptômes et se protéger

Ce mois-ci, la Variole du singe a touché une dizaine de personnes en Europe et en Amérique du Nord. Voici ce que l’on sait sur cette nouvelle maladie.

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Encore peu connue il y a encore quelques semaines, la variole du singe inquiète de plus en plus en ce moment. En effet, cette maladie aux symptômes impressionnants a déjà contaminé une dizaine de personnes en Europe et en Amérique du Nord. Un cas a été recensé en France. Auparavant, cette maladie a été localisée en Afrique, c’est en Europe occidentale et en Amérique du Nord qu’elle fait actuellement parler d’elle.

Après avoir passé deux ans de pandémie mondiale causée par le virus SARS-CoV-2, l’apparition d’une nouvelle maladie fait craindre le pire. Le premier cas avéré de la variole du singe en Europe était sur un sujet venant du Nigéria. Un pays où le virus est présent de manière naturelle. Quant aux autres cas constatés, il s’agit surtout de personnes qui se sont vues infectées sur leur territoire national. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme tout en surveillant les nouveaux foyers suspects.

Une maladie infectieuse émergente

La variole du singe est une maladie initialement transmise de l’animal à l’homme ou une zoonose. Elle est considérée par l’Institut Pasteur comme une « une maladie infectieuse émergente ». C’est une infection virale et le virus en question s’appelle monkeypox (MPXV). La découverte de cette pathologie a eu lieu chez un singe, mais le virus a été également détecté chez des rongeurs sauvages et des marsupiaux.

Le foyer naturel de cette maladie se trouve à l’ouest et au centre du continent africain. Elle apparaît le plus souvent dans les régions rurales et humides de la RDC. Cette maladie a été découverte pour la première fois en 1970. Depuis, il y a eu des cas avérés en occident, mais cela restait anecdotique.

Le mode de transmission de la maladie

Selon l’Institut Pasteur, la transmission du virus chez l’humain « se fait soit par contact direct avec des animaux infectés, soit par contact avec les fluides biologiques ou gouttelettes respiratoires d’une personne infectée ». Il est tout à fait possible que la contagion se fasse par des matériaux comme la literie. Ce virus entre dans le corps par les voies respiratoires, les muqueuses ou une brèche dans la peau.

L’OMS conseille de ne pas toucher les animaux dans les pays où le virus est endémique. Il serait également conseillé de ne pas manger ou manipuler les animaux morts ou vivants susceptibles d’héberger le virus. Évitez pareillement le gibier sauvage.

Les symptômes de la variole du singe

D’une manière générale, le virus monkeypox (MPXV) a une durée d’incubation d’une à deux semaines. Toutefois, cela peut s’étendre à trois semaines. Les symptômes ressemblent fortement à celle de la variole. Le sujet a des maux de tête, des douleurs musculaires, il se sentira aussi très fatigué.

Contrairement à la variole ordinaire, celle du singe entraîne aussi les ganglions lymphatiques. Soixante-douze heures après l’apparition des premiers symptômes, les sujets contaminés commencent à avoir une éruption cutanée, qui commence habituellement au niveau du visage. Chez certains sujets, les symptômes passent inaperçus, car ils sont plus légers.

D’après l’OMS, cette maladie dure deux à quatre semaines avant de disparaître d’elle-même. Il y aurait deux types de virus. Le premier à 1 % de chance d’être mortelle. L’autre en a 10 %. Les femmes enceintes et les enfants sont les plus exposés à cette maladie.

Il n’y a pas de traitement pour l’instant

À l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’y a pas encore de traitement efficace pour soigner la variole du singe. L’Organisation mondiale de la santé note toutefois que pour se protéger de cette maladie, il y a bien les vaccins antivarioliques traditionnels, sauf que ces derniers ne se trouvent plus en quantité suffisante.

Les personnes âgées de moins de 50 ans, voire de 40 ans, ont de quoi s’inquiéter. En effet, en 1980, la variole a été considérée comme éradiquée. Du coup, les personnes nées après cette date n’ont pas bénéficié de la protection apportée par les programmes de vaccination contre ce virus.

En 2019, un vaccin contre la variole du singe a été approuvé. Le problème est qu’il n’a pas encore été produit à grande échelle pour être mis à la disposition du public.