Cette aide en France que la moitié des bénéficiaires oublient de demander, voici les infos

On ne blâme personne. Il existe tant d'aides différentes en France qu'il est parfois difficile de s'y retrouver. Peut-être partez vous également du principe que vous n'y avez pas droit. Mais pour recevoir près de 1000 euros par mois quand on est seul, une petite vérification s'impose, non ? Surtout si vous avez du mal à joindre les deux bouts. On vous explique tout ce que vous devez savoir sur l'ASPA.

Source : ©MEHDI FEDOUACH / AFP

Retarder le départ à la retraite : une bonne idée pour renflouer les caisses ?

En 2010, l’âge de la retraite est passé de 60 à 62 ans. Un changement de deux ans qui permet un gain de 20 milliards d’euros chaque année. C’est avec ces chiffres que les candidats aux élections présidentielles mettent en avant leur programme. Ce chiffre paraît logique. Puisque la durée de vie à la retraite est réduite, les personnes qui sont retraitées bénéficient pendant moins longtemps de prestations. Il y en a donc moins à verser. On promet des retraites plus sereines, puisqu’en travaillant plus longtemps, les cotisations versées sont plus élevées.

Mais si les 20 milliards existent, il ne s’agit pas de gains réels. Car de nombreuses dépenses viennent s’ajouter, des dépenses qui n’étaient pas si élevées avant le changement de l’âge du départ à la retraite. C’est ce qu’a découvert la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Pour faire son calcul et arriver au résultat d’une augmentation des dépenses pour certaines prestations sociales après le relèvement, la Drees a posé une hypothèse : celle d’une mise en place complète d’un report de deux ans en 2019. Une manière de plus facilement évaluer les effets puisque la situation économique de cette année est déjà connue.

La direction note, déjà, une grosse augmentation des dépenses de prestations sociales comme la pension d’invalidité, le RSA, les allocations aux adultes handicapés (AAH). Des aides que vous ne percevez pas à la retraite, et qui représentent dans cette année fictive 3.6 milliards d’euros (0.14 point de PIB).

L’ASPA, l’aide de l’État pour soutenir les retraités avec le moins d’argent

Derrière cet acronyme se cache les mots suivants : Allocations de solidarité aux personnes âgées. Plus communément, on parle encore de minimum vieillesse. Il s’agit d’un minimum social, comme l’est le RSA pour les personnes sans revenu (ou avec peu de revenus) et qui ont plus de 25 ans. Et comme pour le RSA, l’ASPA est versé si le retraité remplit certains critères. Le montant est accordé sous conditions de ressources pour tous les retraités qui n’ont pas assez cotisé aux régimes de retraites. Ce n’est pas une pension de retraite puisqu’elle est financée par l’État, et non par les cotisations sociales.

Si on parle parfois de minimum vieillesse, c’est pour parler de l’ASPA. Car le minimum vieillesse est en ancienne aide qui n’existe plus aujourd’hui. 

Comment faire pour en bénéficier ? L’ASPA est ouverte à toutes les personnes qui sont âgées de plus de 65 ans (ou 62 ans si le retraité est reconnu inapte au travail ou atteint d’une incapacité permanente d’au moins 50%). Pour en bénéficier, le retraité doit montrer que ses ressources annuelles (allocations comprises) sont inférieures à 10 838.40 euros (soit 916.78 euros). Pour les personnes en couple, ce chiffre grimpe à 16 826.64 euros (soit 1 423.31 euros à deux). 

Tout comme le RSA, le montant de l’ASPA varie selon les ressources du bénéficiaire. L’aide s’ajoute à l’argent reçu chaque mois pour obtenir 916.78 euros pour les personnes seules et 1423.31 euros pour les couples. Le versement de l’ASPA ne se fait pas automatiquement. Il faut faire une demande à sa caisse de retraite ou à la caisse de retraite de son compagnon ou de sa compagne après son décès pour les personnes veuves. La demande est prise en compte et les ressources évaluées en se basant sur les trois derniers mois.

Les Français s’attendent à voir certains changements arriver dans les mois prochains puisque le gouvernement d’Emmanuel Macron est bien décidé à mettre en place la réforme des retraites souhaitée depuis des années, mais mise à mal par le covid-19. Les espoirs d’une certaine partie de la population se tournent vers les élections législatives. Jean-Luc Mélenchon rêve de voir son parti arriver en tête, afin qu’Emmanuel Macron fasse de lui son premier ministre.