Maladie du soda « NASH »: cette maladie qui touche de plus en plus de Français, voici les symptômes

« NASH » est une stéatose hépatique non alcoolique causée par l’accumulation de graisse dans les cellules du foie. Elle est aussi appelée maladie du soda ou du foie gras.

Source : MAXPPP / GEORGE FREY

En France, cette pathologie touche plus de 200 000 personnes. Ces derniers seraient à un stade avancé de la maladie. En effet, la maladie du soda évolue en plusieurs phases, de la cirrhose jusqu’au cancer.

NASH est une maladie chronique qui touche de plus en plus de Français. Si on l’appelle maladie du foie gras, c’est parce qu’elle est causée par l’accumulation d’une couche de graisse autour du foie.

« Cette couche peut aller jusqu’à représenter 5 % de la masse totale du foie, ce qui entraîne alors pour conséquences inflammations, cirrhoses et cancer du foie » explique passeport santé.

NASH touche principalement des sujets obèses. Cette maladie peut aussi arriver aux personnes qui consomment beaucoup trop de sucres. Lorsqu’on parle de consommations de sucre, il s’agit surtout des sodas. Notons au passage que la consommation d’une quantité quotidienne d’alcool supérieur à deux à trois verres peut aussi provoquer cette pathologie. Le diabète peut aussi la déclencher.

Quels sont les symptômes de cette maladie ?

D’après l’American liver foundation, il n’y a peu de caractère perceptible ou observable lié à l’apparition de cette maladie. Les premiers symptômes ne sont perceptibles qu’au bout de plusieurs années, lorsque la cirrhose atteint un stade avancé.

Les symptômes de la maladie du soda sont nombreux : un jaunissement de la peau et des yeux, des vaisseaux sanguins en forme d’araignée juste sous la surface de la peau, des démangeaisons intenses ainsi qu’un ventre gonflé. Une personne atteinte du NASH peut aussi présenter des troubles de comportements comme la confusion ou un problème de l’élocution.

Il n’existe pas de traitement contre cette maladie. Toutefois, on peut tout à fait l’éviter en pratiquant régulièrement une activité physique tout en ayant une alimentation saine et équilibrée.

L’obésité est désormais « épidémique » en Europe

Selon l’OMS 59 % des adultes et près d’un enfant sur trois sont sujets à l’obésité en Europe. Elle est désormais considérée comme une « épidémique ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme. L’obésité est une pathologie qui augmente les risques de cancers ou les maladies cardiovasculaires. Chaque année, cela cause près de 13 % des décès sur le vieux continent.

« Les taux de surcharge pondérale et d’obésité ont atteint des proportions épidémiques dans toute la région et continuent de progresser », déplore, le rapport de l’OMS.

L’obésité est responsable de 1,2 million de décès par an

L’obésité et le surpoids progressent dans tous les pays du vieux continent. La tendance s’est accentuée lors de la crise sanitaire. En effet, avec les périodes de confinements successifs, de nombreuses personnes ont de moins en moins bougé.

« L’augmentation de l’indice de masse corporelle est un facteur de risque majeur de maladies non transmissibles, notamment les cancers et les maladies cardiovasculaires », souligne le directeur de l’OMS.

Selon l’étude de l’OMS, 1,2 million de personnes perdent la vie chaque année à cause de l’obésité et du surpoids. Il est important de rappeler que l’obésité est la source de treize types de cancer. Chaque année, ces cancers étant susceptibles d’être responsable d’au moins 200 000 nouveaux dépistages. L’OMS prévient que ces chiffres vont être revus à la hausse dans un futur proche.

Effet de la pandémie de Covid

Selon l’OMS, la crise sanitaire liée à la Covid-19 a permis de mesurer l’impact de l’obésité dans la société européenne. Les périodes de confinement et de couvre-feu ou encore les fermetures des écoles et autres lieux publics ont favorisé les facteurs de surpoids.

La crise sanitaire causée par la Covid a amené des changements néfastes dans les habitudes alimentaires et sportives. Les conséquences de ces changements doivent être corrigées en urgence, selon l’OMS.

« Les interventions politiques qui ciblent les déterminants environnementaux et commerciaux d’une mauvaise alimentation […] sont susceptibles d’être les plus efficaces pour inverser l’épidémie », estime-t-elle.

L’OMS préconise également de taxer plus sévèrement les boissons sucrées. En parallèle de cela, il serait aussi bienvenu que l’on subventionne les produits alimentaires qui garantissent une bonne santé. Enfin, il serait temps que les différents décideurs pensent à limiter la commercialisation d’aliments malsains auprès des enfants tout en encourageant l’effort physique.