Supermarchés : après la moutarde et l’huile, l’ingrédient préféré des Français menacé de pénurie

Entre l’inflation et la pénurie, les supermarchés sont dans la tourmente. Dans un futur proche, le lait risque fort de manquer.

Source : Capture d’écran Facebook

Les supermarchés ont de plus en plus de mal à répondre à la demande concernant certains produits. Si le lait venait à manquer, ce serait l’habitude alimentaire de millions de Français qui s’en retrouvera chamboulée. Tous les détails dans cet article.

Supermarchés : Que de mauvaises nouvelles

Comme on l’a tous constaté, on passe actuellement dans une période de vache maigre. En faisant un petit tour au supermarché du coin, vous constaterez que certains étals peinent à se remplir.

Le pire, c’est que les prix des produits qui sont encore disponibles se sont envolés. Il y a de cela quelques semaines, la disponibilité de l’huile de tournesol a suscité l’inquiétude. Le patron de Lidl avait alors expliqué cette pénurie par le comportement de certains consommateurs. En effet, craignant l’inflation ou la pénurie, nombreux sont ceux qui ont acheté ces produits en masse.

Notons que depuis le début du conflit en Ukraine, le prix du litre d’huile est passé de 1,79 € à 2,10 €. Le fait est que l’Ukraine est un des principaux pays exportateurs d’huile de tournesol. Et pour ne rien arranger, l’Indonésie a aussi suspendu son exportation d’huile de palme.

 

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Le prix de la volaille a aussi flambé. Cette fois-ci, ce n’est pas à cause de la guerre, mais plutôt à cause de la grippe aviaire. Ce fléau sévit actuellement dans les pays d’Europe occidentale. Pour le cas de la France, la grippe aviaire serait responsable de la fermeture de cinq à dix élevages par jour. Cette catastrophe entraînera indubitablement une hausse des prix de la volaille et des œufs.

Quant au canard, on craint qu’il n’y ait pas assez pour tout le monde à Noël. Dans un futur proche, une hausse de 40 centimes est attendue sur le prix de la viande de bœuf et de porc. D’après l’Insee, l’inflation sur les produits frais a atteint les 7,2 % en un an dans l’Hexagone. Votre porte-monnaie va-t-il pouvoir suivre ?

Une pénurie de plus

Comme si nous n’avions pas assez de soucis, un nouveau produit va progressivement se faire rare dans les rayons de nos supermarchés. Cela pourrait même chambouler nos habitudes alimentaires.

En effet, le lait est un ingrédient essentiel de notre alimentation. La gastronomie française l’utilise de manière variée. Pour bien commencer la journée, on le mélange avec les céréales, ou avec un bon café. Le lait est aussi utilisé dans les recettes de pâtisseries, de sauces ou encore de desserts. Et cela sans parler du fromage !

La France est un grand consommateur de lait, mais elle produit 98 % de ce qu’elle consomme. En ayant cette information, il est difficile de croire que nous subirons une pénurie. Toutefois, le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL) explique que le secteur manque de dynamisme.

En effet, plusieurs éleveurs ont converti leur exploitation laitière en exploitation agricole. L’effectif des producteurs laitiers aurait donc baissé de moitié. Cette reconversion massive s’explique par la guerre en Ukraine. Cela a fait flamber le coût des céréales nécessaires à l’alimentation des animaux.

Ainsi, il est fort probable que nous manquions de lait ou de produits laitiers dans un proche avenir. L’annonce de cette possible pénurie va aussi pousser de nombreuses personnes à se constituer leur propre réserve. La pénurie va peut-être arriver plus vite qu’on ne le pense.

Des agriculteurs en difficulté

Les agriculteurs ont tourné le dos à la filière laitière pour deux raisons. La première est bien sûr financière, les producteurs se ruent vers des produits qui manquent dans les supermarchés. Quant à la seconde raison, elle réside dans la difficulté de production.

« Le prix unitaire des charges dans les élevages laitiers a progressé de 13 % en l’espace d’un an », explique le CNIEL.

Depuis la crise ukrainienne, le prix du gaz et du gazole a augmenté et la météo n’a pas été clémente non plus. Les agriculteurs subissent de plein fouet les conséquences de la sécheresse. Le manque de pluie a fait que les bêtes n’ont pas eu assez à manger. Cette sécheresse pourrait causer d’autres types de pénuries. Les semaines et les mois à venir s’annoncent encore plus moroses.