En 2009, BDDP&Fils remportait le budget Caisse d’Epargne et développait en plein contexte de crise économique la nouvelle plateforme de marque basée sur la signature : « Caisse d’Epargne, La Banque, Nouvelle Définition ».

L’approche était simple, évidente et pourtant efficace. Tuer son univers antérieur basé sur la personnification de l’écureuil (si si souvenez-vous) pour écrire une nouvelle page et redéfinir la catégorie.

Ainsi, en plein dictionnaire bancaire, la Caisse d’Epargne nous apportait ses définitions de l’économie et des services bancaires.

Aujourd’hui, il semble que l’annonceur souhaite remplir pleinement ses pages blanches et faire considérablement évoluer son territoire.

Outre le fait que la Caisse d’Epargne remet son budget en compétition et challenge BDDP&Fils face à Altmann + Pacreau ; Herezie, Havas Paris et Leo Burnett, l’agence actuelle fait évoluer sa copie pour l’offre jeune.

Cela se traduit en TV par une perte des codes attributaires tels que le blanc et We and I » de Captain Kid en fond sonore pour un univers en niveaux de gris, un son plus « prenant » et la mise en avant d’individus en contexte « réel ».

Basé sur un manifeste, ce film glorifie la génération ayant la vingtaine, faiseurs de demain… une génération en marche.

Cela afin de toucher une génération de jeunes bien évidemment, mais surtout afin de nourrir la marque et de la placer dans « le mouvement ».

Attention toutefois, nous sommes bien dans une évolution du territoire et non dans une révolution.

On retrouve les gimmicks de la marque avec la définition des « jeunes : génération à suivre » et la signature.

Cette prise de parole très haute retombe en digitale via des mini-films mettant en avant différents produits.

Ainsi La Caisse d’Epargne rentre dans la tendance du secteur, en mettant en avant de vraies gens, loin des stigmates publicitaires que l’on pourrait imaginer, à l’image d’une Banque Populaire ou encore Monabanq.