Les vins de Bordeaux sont et restent une référence mondiale, malgré une concurrence accrue de la part de nouveaux pays producteurs, comme le Chili ou encore la Nouvelle-Zélande.

À l’approche d’une nouvelle campagne, il fallait donc au CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) de se doter d’une prise de parole en rupture afin d’émerger, de mener la course, tout en respectant ses codes et traditions si profondes.

C’est chose fait, grâce aux conseils de l’agence londonienne ISOBEL, qui dirige le compte CIVB depuis février dernier.

Cette campagne mondiale, bien que concentrée principalement sur les marchés prioritaires que sont la France, la Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Chine et le Japon, est basée pour le moment uniquement de visuels d’affichages.

Sur le ton, cette campagne agrège les différents angles habituels pour le marché des vins, à savoir la découverte/l’évasion, les origines et principes de conceptions, l’art et les accords mets et vins.

Mais c’est bien graphiquement que les vins de Bordeaux entrent en rupture avec les codes du milieu.

Ainsi, exit les photomontages semblables à des peintures de la renaissance et destinés à glorifier les origines millénaires de ces vins. Le CIVB se dote d’une approche résolument graphique, fraîche, colorée, un tantinet vinage et mettant en scène cette forme de bouteille si caractéristique aux vins de Bordeaux.

Par ailleurs, la nouvelle signature : ” Bordeaux, il y a tant à découvrir “, reste suffisamment générique pour ne pas enfermer le discours et pour parler de l’ensemble des appellations du bordelais.

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À noter également que les vins du Val de Loire (avec l’agence Les Gros Mots), s’étaient également illustré par une approche graphique disruptive, basée notamment sur des accroches et des jeux typographiques.