Depuis 2004, Dove opère une communication originale par rapport à ses concurrents. Profondément humaine, elle révèle et célèbre les femmes.

Tout le monde se souvient d’ailleurs de ses ambassadrices en sous vêtements blancs, rayonnantes et pétillantes, prouvant à quiconque que l’on pouvait être ronde et heureuse. C’était le lancement de la « pub-réalité », intitulée « Pour toutes les beautés », et mettant en avant de vraies femmes, issues du vrai monde, et non d’un univers aseptisé.

Plus récemment, la confiance en soi, englobant le physique mais également les souffrances psychologiques et les douleurs invisibles, est devenue le nouveau fait d’arme de la marque du groupe Unilever. Jouant sur la corde de la sensibilité et l’émotion, Dove nous a ainsi présenté des femmes refusant de se regarder, refusant d’être prises en photo : le symptôme de la timide et de celle qui ne s’apprécie pas. La marque a enchaîné en nous demandant depuis quand nous avions cessé de nous apprécier, avant de mettre en lumière des petites filles dynamiques, joueuses et enthousiastes, fières de ce qu’elles étaient et pas honteuses de le montrer…contrairement aux adultes. Dans une autre campagne, Dove faisait appel à des spécialistes pour dresser le portrait de femmes selon leur point de vue et selon celui de leurs proches. Le résultat ? Résolument différent. De quoi vouloir changer de regard sur soi et essayer d’être moins dure avec soi-même, moins complexée…

Les complexes justement. Aujourd’hui, la marque de cosmétiques qui nous a tous réconciliés avec notre corps, effectue une nouvelle prise de parole pour nous montrer que si la beauté se transmet à nos enfants, les complexes aussi. Dans une vidéo touchante et émouvante (Dove nous a à chaque fois), des mères nous expliquent ce qu’elles n’aiment pas chez elles : bras, yeux, ventre…Leurs filles sont à leur tour interrogées et aucune différence entre les deux discours. Après tout, pourquoi leurs enfants auraient des complexes différents de celui de leurs mères ? « puisque Maman n’aime pas la forme de ses yeux et que je lui ressemble, alors je ne dois pas l’aimer non plus ».

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Pour Gloria Steinem, journaliste, « Chaque fois qu’une femme passe devant un miroir et se critique, il y a une petite fille qui regarde »Constat utilisé par Dove dans sa présente campagne.

Ogilvy Paris nous réalise ici une jolie vidéo, intitulée « Legacy » (Héritage, en français).