Sous la houlette de Frédéric Doazan naît « Supervénus« , un court métrage qui raconte en gros (très gros) que juger sur la beauté extérieure, c’est vilain, que les artifices uniformisent notre façon d’être et de percevoir et que remettre en cause sa vision du soi peut amener à d’absurdes manipulations corporelles.

En grandes pompes, il dissèque la femme type pour nous livrer le stéréotype de la femme parfaite (avant que tout craque et que ses organes s’amusent à faire de la luge dans un bain de sang).

La beauté, un concept impalpable qui divise bien des générations. Pas plus tard que ce matin je parlais à un albinos imberbe et unijambiste au dos vouté qui m’expliquait n’avoir jamais connu l’amour, les femmes, le sexe (sauf une fois, au chalet). Est-ce parce qu’il était objectivement laid, ou seulement parce qu’il ne correspondait pas à ma vision subjective et partiale de la beauté ?

Les mecs bien construits vont, en général, avec les filles bien construites, sinon ça déséquilibre le destin, ça contrarie les chakras et ça peut foirer tout un code génétique. Et personne n’a envie d’avoir un bébé laid, même si c’est comme une vieille paire de Reebok dont on n’arrive pas à se séparer tant l’attachement est important (à la différence que chausser du bébé ça dégueulasse le pied).

Un court métrage fringuant pour un graphisme trashement délicat bien que bourdonne une insipide morale aux fondements convenus et désuets.

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