Les aéroports. Les vives scènes d’émotions que l’on y rencontre n’arrivent pas que dans les films. Dans la vie, aussi. Il n’y a qu’à ouvrir les yeux.

Mais parce que les retrouvailles ne s’opèrent pas toujours, le Centre polonais de Recherche pour Personnes Disparues, Itaka, a eu, avec son agence Isobar, une idée émouvante.

Ces derniers ont investi les plus grands aéroports de Pologne, ceux de Varsovie et Cracovie, pour changer le regard des gens sur les personnes disparues. Et il en existerait plus de 17 000 chaque année, dans le pays.

Ils ont ainsi décidé d’utiliser le temps que passaient les familles à attendre leurs proches en leur proposant d’inscrire le nom de l’être aimé sur un panneau prévu à cet effet.
D’un côté, il leur suffit d’inscrire un prénom ;  de l’autre, les familles découvrent un visage et une histoire, celle d’une personne disparue. Si cette période d’attente a été choisie, c’est parce qu’elle est très vive émotionnellement parlant : les retrouvailles sont proches, et qu’elle permet à chacun de se poser la question : et si perdre un être cher m’arrivait ?

Cette jolie opération, simple mais efficace, espère sensibiliser la population polonaise.