Nous avons tous déjà croisé, au détour d’une rue, sur le trottoir ou sur un mur, l’un de ces tags publicitaires qui envahissent nos villes. Entre art, teasing et publicité pure et dure, ils séduisent de plus en plus de marques, qui y voient un moyen de faire du « guérilla marketing » à moindre coût.

Mais il y a plusieurs possibilités pour s’incruster ainsi dans le bitume urbain. L’une d’entre-elles, le « clean tag« , permet non pas d’ajouter de la peinture sur les murs ou le sol, mais de passer un coup de karcher avec l’aide d’un pochoir. C’est donc en enlevant la saleté que le message s’inscrit : malin et écolo, on adhère !

Une nouvelle technique est récemment apparue, plus précisément aux États-Unis, sous l’impulsion de l’agence Publicis Seattle. Le but ? Promouvoir le festival de musique et d’arts Bumbershoot, dans une ville où le mauvais temps est légion. L’idée est ainsi de transformer cet inconvénient en avantage, transformer la pluie en véritable vecteur publicitaire.

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Ainsi, les tags sont invisibles… sauf quand ils sont mouillés ! le dispositif est possible grâce à une peinture (appelée NeverWet) pratiquement invisible à sec, mais qui se révèle dès qu’elle est en contact avec de l’eau. Le tag s’efface ensuite au bout de quelques semaines, petit à petit.

Deux messages publicitaires non sans humour apparaissent ainsi à Seattle, pour promouvoir le festival : « Notre récompense pour supporter les jours pluvieux comme celui ci. Bumbershoot. 3O août – 1er septembre. » et « Seattle a deux saisons : celle des pluies et le Bumbershoot. 30 août – 1er septembre ».

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