Amnesty International vient de lancer une nouvelle campagne mondiale de sensibilisation et de lutte contre la torture, qui est une réalité dans de nombreux pays et pour des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants compris. Pourquoi une telle campagne ? En partie car la torture prend de multiples formes, et que ce fléau n’est pas assez connue du grand public : humiliations, simulacres d’exécution, brûlures, privations de sommeil… Ces pratiques quotidiennes et évidemment illégales doivent être connues, et le grand public doit y être sensibilisé. Pour toucher cette cible, rien de mieux que d’utiliser des personnalités.

Oui, une personne torturée dirait et ferait n’importe quoi sous la torture, et c’est que nous prouvent ces trois visuels chocs, mettant en scène Iggy Pop, le Dalaï-Lama et Karl Lagerfeld. Tuméfiés et sanglants, leurs visages ayant été roués de coups, ils disent des phrase qu’ils n’auraient jamais été capables de prononcer dans un contexte normal : Iggy Pop qui prend Justin Bieber pour son successeur ? Le Dalaï-Lama qui reprend du Séguéla ? Lagerfeld en tongs ? « Torturez un homme et il vous racontera n’importe quoi ». Les phrases prennent alors tout leur sens, et nous font réfléchir. La conclusion en rajoute une couche, et finit de nous convaincre : « En plus d’être inhumaine, la torture est inefficace. Arrêtons ça.« .

Ces affiches poignantes nous prouvent que le second degrés, quand il est habillement utilisé, est d’une efficacité monstre. Ce qui n’est évidemment pas le cas de la torture, qui a un attribut certain : la contre-productivité.

La campagne a débuté ce mardi 17 juin matin en Belgique, orchestrée par l’agence Air, et devrait être déclinée à travers le monde pendant 2 ans.

 


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