Cette semaine, le nouveau planneur de référence Laurent Anastay Ponsolle a partagé sur son blog une publicité qu’il nous tenait à coeur de diffuser. En effet, bien après le scrutin décisif des européennes où les campagnes pour le vote et la démocratie se sont multipliées sur les écrans, voilà une publicité émouvante, profonde et bien menée.

Nous avions eu droit au beauf-biker-acteur porno-moustachu dans le court-métrage Voteman. Nous avions eu droit aux consensuelles et conformistes déclarations des grands partis attachés à leurs maîtres valeurs. Nous avions eu le droit au rap révolutionnaire version 9-3 d’Olivier Besancenot, avec un guest improbable de Ken Loach. Tout cela n’avait pas fait grand bruit face au coup de tonnerre politique que fut le résultat global de l’élection Européenne.

C’est en prenant compte de la situation que le parti Jeune Suédois pour une Démocratie Sociale (Swedish Social Democratic Youth) a décidé d’en confier la réponse à l’agence Snask.

 

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Le résultat est troublant. Historique, sensible, grave. Loin des spots habituels, c’est un film intelligent, calme et réfléchi que nous propose l’agence. C’est la rencontre avec Rainer Höss, petit-fils du commandant nazi Rudolph Höss qui dirigea un des funestes camps de la mort. L’enfant devenu un homme mûr regarde son grand-père droit dans les yeux, et loin de l’auto-flagellation, assume ses terribles forfaits tout en militant pour que l’horreur ne se reproduise plus jamais -un message pour faire aussi comprendre que les descendants des coupables d’alors n’en sont pas moins innocents-. Le message, « Never forget to vote » (ne jamais oublier de voter) se pose surtout comme un rempart au totalitarisme et à la xénophobie, en rappelant le fort taux d’abstention au dernier scrutin. Il tente de faire comprendre que ne pas voter, c’est déjà collaborer. Le film est accompagné d’un site informatif simple et clair à partir duquel chacun peut partager le message citoyen.

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Le seul bémol c’est que le film paraisse après les élections, comme une réaction, et non comme une action spontanée et citoyenne pour la démocratie. Bien entendu, s’il faut s’alarmer de la montée de partis de la haine en Europe (Aube Dorée en Grèce notamment), il devient de plus en plus dangereux et stupide de se livrer à la reductio ad Hitlerum ou de tendre vers le point Godwin à chaque débat. De même, au vu de l’Histoire, il est dangereux de comparer notre contexte géopolitique à celui des années 30. On pourrait aussi s’interroger sur les partenaires de la campagne présents sur le site qui ne relèvent pas d’une politique non-partisane… Cependant c’est bien une campagne poignante à prendre donc comme elle est, de manière calme, réfléchie et intelligente.

 

 

 

Pour résumer, il s’agit d’un beau film exaltant le devoir de mémoire et les valeurs magnifiques de la démocratie. Des valeurs à préserver pour faire vivre la liberté et qui n’ont pas échappé à Laurent Anastay Ponsolle.