On ne parle que trop peu souvent des cas où la créativité publicitaire est mise au service de causes humanitaires. Et pourtant, certaines opérations valent le coup d’être applaudies.

C’est notamment le cas de ce très beau projet orchestré par DDB New-York pour l’association Water is Life. Avec cette opération réalisée à titre gracieux, DDB New-York nous montre que la créativité peut venir de partout, et être exécutée de milliers de manières différentes, mais surtout, être suffisamment intelligente pour être utile au monde entier.
Cela peut être par exemple, un livre dont le papier est imprégné de nanoparticules d’argent qui filtrent l’eau pour la rendre potable.

the drinkable book

“The Drinkable book”, est un livre qui en plus de donner des conseils sanitaires sur l’eau et l’hygiène, permet de filtrer l’eau non potable pour la rendre potable en supprimant 99,99% des maladies qui naissent dans l’eau, telles que le cholera, l’E. coli ou la typhoïde. Ce papier, inventé par la chimiste Theresa Dankovich, ne coûte seulement que quelques centimes à produire, ce qui en fait la solution la moins cher du marché actuellement. Chaque livre contient une vingtaine de pages filtrantes, et un seul livre permet donner de l’eau potable à une personne pendant environ 4 ans !
Les livres, actuellement en anglais et en indien, seront distribués à travers le monde, notamment dans des pays d’Afrique et d’Asie, ainsi qu’en Inde. On ne sait actuellement pas combien de livres vont être produits, mais DDB a pour projet d’en réaliser en beaucoup d’autres langues.

Une opération très belle et très créative qui marquera peut-être une nouvelle étape dans le rôle que peut prendre la communication dans les causes humanitaires. (Et un grand prix à Cannes pour DDB New York ?)

the drinkable book
the drinkable book
the drinkable book

Ce n’est d’ailleurs pas la 1ère fois que les publicitaires mettent leur talent au service de l’eau potable. On se souvient notamment de l’opération #FirstWorldProblem de DDB New-York également, ou du projet “Unicef Tap Project” lancé en 2007 par l’agence Droga 5 et renouvelé chaque année depuis. Et si ces actions parvenaient à faire réduire significativement le nombre de victimes de l’eau contaminée ?